đ Classement 2026 des livrĂ©es de F1 : de la plus discutable Ă la plus rĂ©ussie đš

AprĂšs les prĂ©sentations et premiers roulages entre Barcelone et BahreĂŻn, toutes les livrĂ©es de Formule 1 version 2026 ont enfin pu ĂȘtre jugĂ©es en conditions rĂ©elles.
LâidĂ©e dâun classement de la « pire » Ă la meilleure est presque injuste cette annĂ©e, tant le niveau global est solide. Un facteur compte beaucoup : les nouvelles rĂšgles de livrĂ©e 2026 imposent davantage de surfaces peintes, ce qui change radicalement la lecture des volumes et la place accordĂ©e aux partenaires.
đ 11. McLaren : le retour des segments orange⊠trop morcelĂ©s đ
Championne en titre chez les constructeurs, McLaren conserve une base trĂšs proche, avec seulement des retouches. Le rĂ©sultat reste une livrĂ©e qui peut paraĂźtre superbe sous certains angles (notamment de profil, oĂč la continuitĂ© des lignes se lit bien), mais dĂ©sordonnĂ©e sous dâautres. Le concept semble encore « en cure dâamaigrissement » : les panneaux orange paraissent trop fragmentĂ©s.
AmĂ©lioration notable : davantage dâorange emblĂ©matique enveloppe dĂ©sormais le cockpit, ce qui apporte plus de « papaya » en vue de face et dessine une bande noire centrale mieux dĂ©finie façon « tigre ». Mais lâensemble donnerait envie de relier les Ă©lĂ©ments sĂ©parĂ©s et dâĂ©pouser plus harmonieusement lâĂ©lĂ©gance de la carrosserie.
Mastercard est un partenaire-titre idĂ©al sur le papier, tant ses couleurs se marient bien. DâoĂč une surprise : les logos paraissent assez discrets, et lâidentitĂ© Gemini (palette liĂ©e Ă lâIA) ressort davantage, notamment via les roues, en remplacement des tons Chrome vus en 2025. Les livrĂ©es spĂ©ciales 2025 avaient davantage marquĂ© ; reste Ă voir ce que McLaren proposera cette saison.
đ 10. Alpine : une continuitĂ© propre, mais lâeffort ailleurs đ
Cette livrĂ©e figurait tout en haut des classements en 2025, et 2026 ressemble ici Ă un copier-coller assumĂ©. Dâun point de vue design, la continuitĂ© nâest pas un problĂšme en soi (certaines Ă©quipes ont vĂ©cu des annĂ©es sur un mĂȘme concept), mais il est Ă©tonnant de ne pas capitaliser davantage sur une signature trĂšs accrocheuse alors que la F1 change dâĂšre.
La bonne nouvelle, câest que le concept 2025 se transpose trĂšs bien sur la voiture 2026 : en ajustant lĂ©gĂšrement quelques accents, cela fonctionne toujours. Le rose « bubblegum » reste percutant, et le bleu Alpine brillant conserve du dynamisme.
Au regard des rĂ©sultats de la saison passĂ©e, on aurait pu sâattendre Ă une rupture pour Ă©viter de raviver le souvenir dâune annĂ©e dĂ©cevante. Le message implicite semble plutĂŽt : « on concentre notre Ă©nergie ailleurs ». Et si cette livrĂ©e descend dans le classement, câest surtout parce que dâautres ont nettement progressĂ©, pas parce quâAlpine signe un mauvais ensemble.
đ 9. Aston Martin : Ă©volution sage, mais du dĂ©tail en plus âš
La rupture principale chez Aston Martin viendra davantage de la conception de la voiture que de sa livrée. Visuellement, 2026 propose une évolution satisfaisante, conservatrice mais cohérente.
Petit Ă petit, lâĂ©quipe intĂšgre mieux lâADN visuel Aston Martin Racing via une approche bicolore, avec davantage dâaccent neon : ce nâest plus seulement des bandes, mais aussi le dessus des pontons grĂące Ă un dĂ©gradĂ© en points, plus visible et plus « vivant » vers lâarriĂšre.
Plus loin, lâaileron de requin reçoit une texture subtile façon « Ă©cailles » qui fait glisser un vert plus clair vers un vert plus sombre. Le genre de micro-dĂ©tail qui convient Ă une marque oĂč lâidĂ©e dâartisanat et de finition haut de gamme participe Ă la perception de valeur.
CĂŽtĂ© intĂ©gration partenaires, on voit se multiplier des « languettes » de couleur qui envahissent de petites zones de carrosserie pour faire ressortir les logos. Câest utile, mais moins Ă©lĂ©gant que les lignes horizontales du reste. Enfin, la prĂ©sence de Honda comme motoriste paraĂźt assez discrĂšte : la version rĂ©cente de son logotype manque de lâimpact du logo serif plus traditionnel.
Rien de radical, mais des progrÚs qui ajoutent de la texture tout en restant dans une posture « luxe et performance ».
đ 8. Williams : trĂšs corporate, mais des bleus qui claquent đŒ
Williams a connu des hauts et des bas depuis 2019, mais a trouvĂ© une formule « compatible partenaires » qui attire dĂ©sormais beaucoup de sponsors. Quand on repense aux livrĂ©es trĂšs dĂ©pouillĂ©es de 2021 Ă 2023, le contraste est frappant : aujourdâhui, de grandes marques occupent la carrosserie, ce qui doit ĂȘtre rassurant pour lâĂ©quipe.
Les partenaires, eux, profitent dâune intĂ©gration oĂč leurs couleurs semblent peu compromises. La teinte dominante est le cobalt du partenaire-titre Atlassian (plus proche dâAlpine), rendu en blocs francs plutĂŽt quâen dĂ©gradĂ©s doux comme auparavant. Le mot-symbole Komatsu en bleu plus sombre passe sur fond blanc pour Ă©viter une collision trop dure avec le cobalt, et une section blanche « dĂ©coupe » la transition vers lâaileron arriĂšre⊠en laissant mĂȘme un espace premium pour un futur partenaire supplĂ©mentaire.
NouveautĂ© 2026 : Barclays arrive avec un bleu cĂ©rulĂ©en trĂšs vif, proche dâun accent jadis associĂ© au logo Williams mais qui sâest effacĂ© au profit de lâalignement Atlassian. Cela fait beaucoup de bleus Ă gĂ©rer, et lâajout de noir pour casser les blocs ne valorise pas forcĂ©ment le mĂ©lange : une transition directe du bleu Barclays vers le blanc semblerait plus propre, en Ă©vitant dâajouter encore un Ă©lĂ©ment.
Ă la rĂ©vĂ©lation, lâimpression pouvait ĂȘtre trop « business » â un peu « LinkedIn sur roues » â et pas assez « ADN Williams ». Mais en piste, la voiture se lit bien, et le bleu ressort. LâentrĂ©e dâair façon Duracell reste un repĂšre fort, et les fines lignes blanches et rouges apportent une finition sophistiquĂ©e.
đ 7. Cadillac : asymĂ©trie accrocheuse, mais il manque un vrai accent đșđž
La nouvelle Ă©quipe a dĂ©voilĂ© sa livrĂ©e simultanĂ©ment Ă Times Square et pendant la couverture du Super Bowl. Visuellement, lâasymĂ©trie est dynamique et, au premier regard, rappelle la West McLaren Mercedes de la fin des annĂ©es 1990/dĂ©but 2000 : un clin dâĆil nostalgie efficace.
Ce qui rendait ce style culte, câĂ©tait notamment la prĂ©sence de petits accents rouges trĂšs percutants. Cadillac, elle, semble manquer dâun accent fort capable de trancher dans un concept monochrome qui peut parfois paraĂźtre plus « porcelaine blanche » que « chrome ». Or Cadillac possĂšde dans son identitĂ© du jaune, du bleu et du rouge. Dans ce trio, lâidĂ©e de ramener le jaune sur la grille ferait sens : avec Renault absent, cette couleur est libre, et permettrait de se distinguer dans une annĂ©e dominĂ©e par les argentĂ©s et les bleus.
La Cadillac LMDh n°3 (2023), ci-dessus, illustre bien ce potentiel. Mais lâobjectif de la 11e Ă©quipe en F1 ressemble Ă celui dâAudi : attirer des partenaires au projet.
En attendant ce besoin de « vendre » des emplacements, on peut apprĂ©cier la grande rĂ©interprĂ©tation de la marque â superbe sur lâarriĂšre du capot moteur. La dĂ©marche Ă©voque lâĂšre Alfa Romeo chez Sauber (2018-2023) : extraction dâĂ©lĂ©ments existants, recours Ă des codes patrimoniaux (la typographie script Cadillac est splendide), et mise en scĂšne dâune marque avec de la profondeur⊠tout en se redĂ©finissant pour son passage en F1.
đ 6. Red Bull : superbe idĂ©e, mais la lumiĂšre trahit lâexĂ©cution đĄ
AprĂšs presque une dĂ©cennie, Red Bull a enfin profondĂ©ment retouchĂ© sa livrĂ©e. Les visuels de lancement marquaient la fin de lâĂšre mate sombre introduite en 2016, devenue iconique mais, sur la durĂ©e, usĂ©e. Ă la place, lâintention semblait claire : un nouveau bleu course plus brillant, avec des accents blancs nets, pour inaugurer une Ăšre « Ford ».
Ce choix a un double intĂ©rĂȘt : signaler le nouveau chapitre autour de Red Bull Powertrains soutenu par Ford, tout en rappelant les dĂ©buts de lâĂ©quipe en F1. Les contours blancs Ă©pais autour du taureau et du mot-symbole apportent un ton rĂ©tro sans tomber dans le pastiche, et crĂ©ent une vraie cohĂ©rence avec lâidentitĂ© Ford. Sur le papier : brillant.
Autre ajout : un motif bleu façon pixel-glitch traverse la voiture, avec le mot-symbole Red Bull en filigrane. Cela donne une texture et une agressivitĂ© plus alignĂ©es avec lâimage dâune marque censĂ©e ĂȘtre active, joyeuse et « in your face ».
ProblĂšme : des conditions dâĂ©clairage imparfaites agissent comme une kryptonite pour cette profondeur de texture. Sans forte lumiĂšre directe, la teinte principale peut virer Ă un noir trĂšs encrĂ©, et la connexion « Ford » perçue au lancement sâefface.
Explication : les bleus peuvent apparaĂźtre trĂšs proches du noir car, en peinture (couleur soustractive), ils absorbent une grande partie des longueurs dâonde visibles moyennes et longues. Quand la lumiĂšre rĂ©flĂ©chie est faible (journĂ©e sombre et couverte, comme lors des essais de Barcelone), la luminance renvoyĂ©e vers lâĆil (ou la camĂ©ra) chute, et la surface paraĂźt bien plus sombre quâelle ne lâest. Le concept est fort ; la rĂ©alitĂ© du rendu en piste ne porte pas toujours le changement symbolique recherchĂ©.
đ 5. Audi : minimalisme tendu, taillĂ© pour une mission đŻ
Audi a une histoire riche en sport automobile : on attendait donc avec curiositĂ© la direction prise en 2026. En 2022, lâannonce de son programme moteur sâĂ©tait accompagnĂ©e dâun concept Audi Sport Ă bandes, spectaculaire⊠mais peu accueillant pour des sponsors.
En 2026, la version finale surprend avec un tri-ton trĂšs tranchĂ©, dominĂ© par une teinte titane qui renvoie Ă lâargent « germanique » des anciennes voitures de course. Certains y verront une froideur ; dâautres, une cohĂ©rence. Ici, ce choix semble logique dans une approche tournĂ©e vers la marque automobile premium grand public, davantage que vers le dĂ©partement Audi Sport.
Le blocage gĂ©omĂ©trique des couleurs est prĂ©cis et volontairement anti-frĂ©nĂ©tique, ce qui diffĂ©rencie Audi des Ă©quipes aux lignes horizontales plus classiques. Câest aussi une maniĂšre intelligente de crĂ©er du « terrain » luxueux et lisible pour vendre des emplacements. Le risque, Ă©videmment, sera de voir cet Ă©quilibre se diluer Ă mesure que de nouveaux partenaires viendront « encombrer » la propretĂ© du concept.
Le rouge « lave » dâAudi est particuliĂšrement agressif, presque incandescent â une teinte qui Ă©voque lâintensitĂ© des disques de frein rougeoyants, avec un clin dâĆil aux identitĂ©s TV visibles lors de la couverture de la saison 2025 sur Sky Sports F1. Ce rouge est aussi dĂ©licat Ă capter : selon la lumiĂšre, il peut tirer vers lâorange ou au contraire vers un rouge profond. Mais sur les noirs brillants, les anneaux paraissent dĂ©licieusement menaçants⊠au point dâĂ©voquer une bague quâun hobbit irait jeter dans le premier volcan venu.
Plus la voiture roule, plus la teinte titane attire lâĆil, et plus lâaccent rouge sâimpose comme un repĂšre simple Ă identifier dans le peloton.
đ 4. Ferrari : le « point sensible » HP sâapaise đ„
La SF-26 revient Ă un rouge Scuderia plus brillant et plus « punchy ». Le tout est contrebalancĂ© par une zone supĂ©rieure blanche plus large, bordĂ©e dâun filet fin et propre, qui enveloppe la prise dâair et le capot moteur avant de remonter. RĂ©sultat : une grande surface rouge Ă lâarriĂšre, idĂ©ale pour des numĂ©ros de pilotes trĂšs lisibles (excellent point, comme pour les Ă©quipes qui exploitent lâaileron de requin de cette façon).
Si ce filet Ă©tait jaune â comme sur la SF-24 de 2024 â il pourrait faire un pont intĂ©ressant entre le blanc et le rouge. Mais, globalement, lâapproche est une nette amĂ©lioration par rapport Ă 2025.
La livrĂ©e inspirĂ©e de Lauda vue Ă Monza la saison passĂ©e a probablement servi de banc dâessai : aller Ă fond dans un rĂ©tro annĂ©es 1970 serait risquĂ© (mĂȘme si cela plairait Ă certains tifosi), et cette SF-26 semble trouver un juste milieu. Avec plus de blanc, le logo HP respire enfin et paraĂźt mieux « posĂ© ». Sâil fallait chercher un bĂ©mol, lâassociation avec le casque jaune de Lewis Hamilton pourrait, en vue du dessus, Ă©voquer un « Ćuf au plat sur assiette rouge » â mais câest peut-ĂȘtre aussi lâeffet dâavoir trop regardĂ© ces images (et dâavoir sautĂ© le petit dĂ©jeuner).
La prĂ©sence de bleu sur une Ferrari nâa rien de sacrilĂšge, mais la grande surface bleue de lâaileron arriĂšre (cĂŽtĂ© IBM) reste discutable : le bleu fonctionne mieux comme accent que comme panneau complet. Lâimpact resterait fort avec un logo IBM bleu sur fond blanc.
Enfin, lâidĂ©e dâapporter du blanc aux ailerons avant et arriĂšre plutĂŽt que du noir pourrait mieux relier le concept du nez Ă la poupe. Le noir « ancre » la voiture, mais davantage de blanc aiderait peut-ĂȘtre Ă harmoniser lâensemble face aux logos HP bleus et blancs.
đ 3. Racing Bulls : le petit frĂšre qui gĂȘne le grand đ
Red Bull a frappĂ© fort en 2026, mais lâĂ©quipe sĆur, elle, affine une base 2025 dĂ©jĂ populaire, tout en restant fidĂšle Ă son identitĂ©.
Racing Bulls conserve un fond majoritairement blanc qui, comme chez Haas, est valorisĂ© par des dĂ©tails fins et des Ă©lĂ©ments dâaccent qui Ă©pousent les courbes, donnant lâimpression dâune machine inclinĂ©e, Ă©tirĂ©e, trĂšs « raked ».
Le dĂ©fi est rĂ©el : intĂ©grer des accents rouges, verts, jaunes, bleus, blancs et noirs provenant des partenaires. Les mini-taureaux sur le capot moteur disparaissent (dĂ©-cluttering bienvenu), au profit dâun panneau plus compatible avec lâunivers Ford. De profil, certains pourraient croire que le croisement bleu/blanc fait rĂ©fĂ©rence au casque « saltire » de David Coulthard, mais au final, la livrĂ©e fonctionne mieux que la somme de ses contraintes.
Les designs de lâĂšre Toro Rosso restent un sommet historique, et Racing Bulls garde un cĂŽtĂ© « livrĂ©e spĂ©ciale Red Bull » plutĂŽt quâun caractĂšre totalement autonome⊠mais câest presque un compliment. Elle fait partie des plus belles de lâannĂ©e, vole parfois la vedette au grand frĂšre, et propose un dĂ©tail remarquable : les gros numĂ©ros de pilotes rouges sur le capot moteur.
đ 2. Mercedes : des ondes de choc visuelles âĄ
De face, la base rappelle le concept 2025, dĂ©jĂ trĂšs maĂźtrisĂ©. Puis, en balayant la voiture vers lâarriĂšre, les lignes argentĂ©es propres se brisent en une nouvelle signature « onde de choc » qui se propage sur une fondation noire, terminĂ©e par le motif Ă©toilĂ© Mercedes-Benz.
Câest chargĂ© â plusieurs idĂ©es cohabitent â mais lâensemble reste accrocheur. Le motif Ă©toilĂ© est dĂ©sormais un marqueur des livrĂ©es Mercedes rĂ©centes, et on le retrouve aussi de plus en plus sur les grilles de certains modĂšles Ă©lectriques de la marque : une connexion intĂ©ressante cĂŽtĂ© gamme route.
La vue de dessus est particuliĂšrement sĂ©duisante, probablement car elle montre davantage dâargent et met en valeur lâonde de choc. Ces bandes ont dâailleurs semĂ© la confusion : bandes Adidas ? ailettes AMG ? Cette ambiguĂŻtĂ© nâest pas forcĂ©ment un dĂ©faut : elle force le regard, et donc pose les « bonnes questions » pour des marques qui investissent cher pour ĂȘtre vues.
Microsoft gagne en visibilitĂ©, placĂ© de part et dâautre de la prise dâair et sur lâaileron avant. Pour cela, Mercedes a augmentĂ© le noir en haut de la voiture, au dĂ©triment dâune partie du dĂ©gradĂ© argentĂ©, mais lâintĂ©gration de lâicĂŽne multicolore est plus propre que certaines solutions vues ailleurs.
Dans le pitlane comme en piste, lâeffet global est celui dâune voiture unique : elle semble en mouvement permanent, mĂȘme Ă lâarrĂȘt. Visuellement, câest lâun des chocs les plus marquants de 2026.
đ 1. Haas : « GRrrrreat! » â un classique moderne qui tombe juste đŻ
Historiquement, Haas ne vole pas souvent la vedette. Mais ces derniĂšres annĂ©es, lâĂ©quipe enchaĂźne des concepts « de bout en bout » bien pensĂ©s et Ă©quilibrĂ©s.
Pour sa 11e saison, Haas franchit un cap avec un classique moderne Ă©lĂ©gant, qui rappelle ce que BAR Honda rĂ©ussissait si bien au milieu des annĂ©es 2000. La livrĂ©e exploite les nouvelles formes de carrosserie, et tout semble sâemboĂźter naturellement. Câest minimal sans ĂȘtre fade, dynamique sans ĂȘtre surchargĂ©, avec juste ce quâil faut de courbes et de plongĂ©es graphiques pour apporter du caractĂšre⊠tout en restant accueillant pour les partenaires.
Le placement le plus marquant est celui de Toyota Gazoo Racing (GR), qui utilise lâaileron de requin et accompagne le flux de la voiture, plutĂŽt que de sây opposer comme câest parfois le cas avec des sponsors titres. La chasse nĂ©gative de la typographie GR fait se chevaucher les lettres, mais lâensemble reste identifiable et montre la force dâune marque capable dâadapter sa reprĂ©sentation pour servir la livrĂ©e.
Sâil fallait proposer une micro-Ă©volution, ce serait dâexplorer une bordure lĂ©gĂšrement « effilochĂ©e » sur certains Ă©lĂ©ments rouges, dans lâesprit dâautres livrĂ©es Toyota vues en endurance et en rallye, ainsi que lors de son prĂ©cĂ©dent passage en F1. Mais cela nâenlĂšve rien : Haas signe lâensemble le plus convaincant de 2026.
On a la sensation dâun partenariat authentique plutĂŽt que dâune obligation contractuelle â et beaucoup de marques gagneraient Ă sâen inspirer pour nourrir un sentiment plus positif chez les fans.
đ Conclusion : une Ăšre plus « peinte », plus lisible⊠et pleine de promesses đ
Avec davantage de surfaces réellement peintes et des silhouettes 2026 qui redistribuent les volumes, les équipes doivent trouver un équilibre plus fin entre identité, lisibilité en piste et intégration des partenaires.
Le plus intĂ©ressant, câest que ces livrĂ©es ne sont souvent quâun point de dĂ©part : Ă mesure que de nouveaux accords arrivent (ou que certains disparaissent), beaucoup de concepts vont Ă©voluer. Si 2026 dĂ©marre dĂ©jĂ Ă ce niveau, la suite pourrait bien ĂȘtre encore plus audacieuse.
Foire aux Questions
Pourquoi les livrées 2026 semblent-elles plus « pleines » et moins en carbone apparent ?
Les rÚgles de livrée 2026 obligent les équipes à peindre davantage de surfaces. Cela réduit les zones laissées volontairement brutes et force les designers à travailler des blocs de couleurs plus grands.
Quâest-ce que lâ« aileron de requin » et pourquoi est-il important visuellement ?
Câest la grande dĂ©rive verticale sur le capot moteur. Elle sert souvent de support graphique : numĂ©ros de pilotes (Ferrari), logos majeurs (Haas/GR) ou textures (Aston Martin).
Pourquoi une couleur peut-elle changer dâaspect selon la mĂ©tĂ©o ou lâĂ©clairage ?
Les peintures rĂ©agissent fortement Ă la lumiĂšre. Un bleu peut paraĂźtre presque noir quand lâĂ©clairage est faible, car certaines teintes absorbent une grande partie de la lumiĂšre visible. Câest exactement le problĂšme Ă©voquĂ© sur la Red Bull en conditions couvertes.
à quoi sert un « accent » de couleur sur une livrée ?
Un accent est une couleur secondaire trĂšs contrastĂ©e qui guide lâĆil et donne du relief. Sans accent fort, un concept monochrome peut paraĂźtre plat ou « porcelaine » â câest le manque pointĂ© sur la Cadillac.
Pourquoi les sponsors influencent-ils autant le design dâune livrĂ©e de F1 ?
Une livrĂ©e doit ĂȘtre lisible Ă grande vitesse et Ă la tĂ©lĂ©vision, tout en offrant des emplacements clairs. Certaines Ă©quipes structurent mĂȘme leurs blocs de couleurs pour crĂ©er des zones « vendables », comme Audi, ou modifient les teintes de fond pour faire ressortir des logos, comme Mercedes.
AprĂšs ces livrĂ©es, et puisquâune McLaren F1 fait toujours battre le cĆur, le rĂȘve peut se vivre autrement: LLD ou LOA, garanties et achat Ă distance fluides avec Joinsteer. Une trajectoire claire, du stand au garage, sans faux dĂ©part.














