Les propos sévères de Max Verstappen jeudi lors des essais de Bahreïn, à propos d’une compétition devenue selon lui “anti-course” à cause des exigences de gestion d’énergie de cette génération de voitures, ne laissent aucune place au doute sur son désaccord. Ajoutés à des remarques similaires de Lewis Hamilton, ce n’est pas le type de message que les responsables commerciaux de la F1 auraient choisi d’entendre de la part de leurs deux stars les plus exposées.

D’une certaine manière, c’est rafraîchissant : les pilotes n’ont pas été domestiqués par les impératifs marketing d’un immense écosystème commercial. Mais la façon dont on en est arrivés là est, précisément, intimement liée au commerce.

⚡ Une course “au compromis” imposée par la gestion d’énergie

L’utilisation d’énergie devenue maladroite — arbitrer entre les approches et entrées de virage et les déploiements d’énergie en ligne droite — que Verstappen et Hamilton dénoncent, n’est qu’une conséquence d’un choix fondateur : configurer une répartition proche de 50/50 entre électrique et combustion, et supprimer l’ancienne technologie ERS-H.

🏭 Pourquoi ce choix : attirer et retenir les constructeurs

Cette décision visait avant tout à attirer de nouveaux groupes automobiles en F1 et à conserver ceux déjà engagés. L’électrification était la direction prise par l’industrie, et la technologie hybride sophistiquée — très spécifique à la F1 — de la génération 2014-2025 a été jugée trop complexe et pas assez pertinente pour de nouveaux entrants.

🔋 Grosses batteries, pas d’ERS-H : un moteur thermique “générateur”

Des batteries massives et l’absence d’ERS-H ont conduit à un moteur thermique qui doit être utilisé comme générateur pour recharger la batterie. Résultat : une complexité énorme dans ce qu’on demande au pilote, et un éloignement de l’art traditionnel consistant à être plus rapide que le voisin en emmenant plus de vitesse en virage.

Désormais, l’enjeu devient d’être plus intelligent dans la manière de conserver la charge afin de la déployer en ligne droite. La demande traditionnelle et cette nouvelle exigence s’opposent directement.

Les F1 2026 auraient pu être encore plus imparfaites que ne le pense Verstappen

🧠 Un problème connu depuis le début… mais un défi relevé

Même si les pilotes ne le vivent pleinement que maintenant, c’est quelque chose de connu depuis la conception même de ces règlements, il y a des années. Mais c’était la direction choisie par la F1.

Compte tenu des défis extrêmement sévères pour obtenir une voiture “course-able” malgré une forte “famine énergétique” (grosses batteries et faible capacité de récupération pour les recharger), les régulateurs et les ingénieurs de F1 ont accompli un travail remarquable pour aboutir aux voitures actuelles. Un travail remarquable pour naviguer dans un véritable parcours d’obstacles créé par la décision de répondre à ce que demandait le secteur automobile.

⚠️ Une voiture imparfaite… qui aurait pu être bien pire

Oui, on se retrouve aujourd’hui avec une voiture globalement imparfaite, si l’on juge le type de compétences qu’elle réclame au pilote et l’attrait que cela peut avoir pour les fans. Mais elle aurait pu être bien pire.

🚗 Faut-il vraiment suivre les souhaits des constructeurs ?

Ce constat pose une question centrale : la F1 doit-elle suivre les souhaits des constructeurs automobiles ? Quand on regarde l’avenir de l’automobile, il va vers le tout électrique, l’autonomie complète et des objets de mobilité davantage “appareils domestiques” que charisme sportif.

📣 L’après-2026 se jouera aussi dans la perception des fans

La manière dont cette nouvelle ère sera reçue par les fans — et l’influence potentielle des avis de pilotes parmi les plus médiatisés — sera déterminante pour orienter la F1 après la fin de ces règlements.

Retour à des batteries plus petites (voire aucune) ? Retour à des exigences plus traditionnelles pour les pilotes ? Ou bien le public aura-t-il été progressivement habitué à ces nouvelles valeurs d’ici là ? Et, entre-temps, la F1 risque-t-elle de perdre Verstappen au profit d’une autre discipline ?

🏁 Conclusion

La F1 2026 incarne un compromis : séduire l’industrie automobile tout en préservant l’ADN sportif. Les choix énergétiques ont façonné une nouvelle façon de se battre en piste, plus cérébrale et parfois moins instinctive. Reste à voir si ce virage technique deviendra une nouvelle norme… ou le point de départ d’un retour aux fondamentaux après 2026.

Foire aux Questions

❓ Pourquoi la gestion d’énergie change-t-elle autant la façon de piloter ?

Parce que le pilote doit arbitrer entre la vitesse en entrée de virage et la conservation de charge pour pouvoir déployer l’énergie en ligne droite. Cela déplace une partie de la performance du pur passage en courbe vers une stratégie d’utilisation de l’énergie.

❓ Qu’est-ce que la suppression de l’ERS-H implique dans cette logique ?

Sans cette technologie, la voiture dispose de moins de moyens pour récupérer et gérer l’énergie. Avec des batteries très grosses, cela accentue la contrainte : il faut recharger et préserver la charge, ce qui complique l’exploitation et l’équilibre entre phases de virage et phases d’accélération.

❓ Pourquoi la F1 a-t-elle fait ces choix techniques au départ ?

L’objectif était d’attirer de nouveaux constructeurs et de conserver ceux en place, en s’alignant sur la direction générale du secteur automobile vers l’électrification, et en s’éloignant d’une hybridation jugée trop sophistiquée et trop spécifique.

❓ Les ingénieurs et les régulateurs ont-ils “raté” la voiture 2026 ?

D’après l’analyse, non : face à une contrainte très dure de “famine énergétique”, ils ont réalisé un travail remarquable pour produire des voitures exploitables en course. Le cœur du débat vient surtout des choix initiaux et de leurs conséquences sportives.

❓ Que pourrait-il se passer après la fin de ces règlements ?

Plusieurs voies sont évoquées : des batteries plus petites (ou aucune), un retour à des exigences plus traditionnelles pour les pilotes, ou au contraire une acceptation durable de cette nouvelle philosophie par les fans — avec, en toile de fond, le risque de voir certains pilotes majeurs partir vers une autre catégorie.

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