La Formule 1 s’apprĂȘte Ă  rouvrir des discussions sur d’éventuels changements de la sĂ©quence de dĂ©part en Grand Prix, sur fond d’inquiĂ©tudes de sĂ©curitĂ© liĂ©es aux procĂ©dures jugĂ©es trop complexes avec les monoplaces 2026.

Ferrari a bloquĂ© un changement de dĂ©part en F1 : ce qu’il faut savoir

Les premiers roulages des voitures de nouvelle gĂ©nĂ©ration ont mis en Ă©vidence une difficultĂ© majeure : rĂ©ussir un dĂ©part “parfait” impose dĂ©sormais de gĂ©rer plusieurs contraintes en mĂȘme temps.

Parmi elles, la nĂ©cessitĂ© de maintenir le turbo en pression pendant environ 10 secondes pour rĂ©duire le temps de rĂ©ponse (turbo lag) au moment de s’élancer, tout en Ă©vitant de surcharger la batterie. Une Ă©quation qui complique la routine des pilotes sur la grille.

đŸ˜”â€đŸ’« Des dĂ©parts nettement plus difficiles Ă  maĂźtriser

Certains pilotes dĂ©crivent dĂ©jĂ  une procĂ©dure dĂ©licate, oĂč la prĂ©paration se transforme en enchaĂźnement de tĂąches Ă  synchroniser sous pression.

Le pilote Audi Gabriel Bortoleto n’a pas cachĂ© l’ampleur du dĂ©fi lors des entraĂźnements aux dĂ©parts :

« Oh lĂ  lĂ , c’est compliquĂ©. »

« Oui, le truc des 10 secondes
 et aprĂšs cinq secondes, j’ai dĂ©jĂ  perdu le compte. »

« Ensuite le moteur monte dans les tours, tu passes des rapports, tu remets, et tu dois relĂącher l’embrayage. C’est un sacrĂ© bazar. »

« C’était beaucoup plus simple l’an dernier. On verra comment ça se passe Ă  Melbourne. »

⚠ Un enjeu de sĂ©curitĂ© qui monte dans le paddock

Les difficultĂ©s rencontrĂ©es par plusieurs Ă©quipes et pilotes pendant les sĂ©ances d’essais, et la facilitĂ© avec laquelle un dĂ©part peut ĂȘtre ratĂ©, alimentent des discussions Ă  BahreĂŻn : le sujet est dĂ©sormais vu comme un possible problĂšme de sĂ©curitĂ©.

La crainte est simple : si les pilotes se trompent dans la sĂ©quence, ils peuvent s’extraire de leur emplacement beaucoup trop lentement, ce qui augmente le risque d’incident au moment oĂč le peloton se compacte.

Un pilote Ă©voque mĂȘme une tendance issue d’analyses : environ 1 dĂ©part sur 20 serait “cafouillĂ©â€. Dans ce scĂ©nario, la probabilitĂ© d’avoir au moins une voiture en difficultĂ© Ă  chaque course devient Ă©levĂ©e.

Autre point clĂ© : la fenĂȘtre de temps disponible entre la mise en place finale sur la grille et le dĂ©clenchement de la sĂ©quence des feux pourrait ĂȘtre trop courte pour permettre Ă  certains pilotes d’amorcer correctement le turbo.

⏱ Les pilotes du fond de grille particuliĂšrement exposĂ©s

Le problĂšme serait encore plus marquĂ© pour ceux qui partent loin, car ils disposent souvent de moins de temps entre l’alignement final et l’allumage des feux.

Valtteri Bottas (Cadillac), qui doit purger une pĂ©nalitĂ© de cinq places sur la grille lors de sa prochaine course et s’attend donc Ă  partir vers l’arriĂšre en Australie, doute que le timing soit suffisant :

« Ma seule inquiĂ©tude, c’est l’exemple de Melbourne : avec ma pĂ©nalitĂ© de cinq places, si je suis vers l’arriĂšre, est-ce qu’il y a assez de temps quand les feux commencent Ă  s’allumer pour rĂ©ellement lancer le turbo ? »

« LĂ , il faut environ 10 secondes, donc c’est un point qu’on doit Ă©claircir. »

đŸ§© Changer les rĂšgles : deux pistes sur la table

Plusieurs pilotes ainsi que des responsables d’équipes estiment que le sujet doit ĂȘtre portĂ© devant la FIA, afin d’évaluer si des ajustements sont nĂ©cessaires pour rĂ©duire les risques au dĂ©part.

La premiĂšre fenĂȘtre de discussion pourrait intervenir lors de la prochaine rĂ©union de la Commission F1, prĂ©vue mercredi, au cours de laquelle de nombreux points liĂ©s au rĂšglement 2026 doivent ĂȘtre abordĂ©s.

Les échanges devraient tourner autour de possibles aménagements de la procédure, avec deux options principales.

🚩 Option 1 : rallonger le dĂ©lai avant la sĂ©quence des feux

Une solution consisterait Ă  imposer un dĂ©lai minimum entre le moment oĂč la derniĂšre voiture se met en place sur la grille et le lancement de la sĂ©quence de dĂ©part.

Un compromis a dĂ©jĂ  eu lieu rĂ©cemment via une modification visant la sĂ©quence des cinq feux : auparavant, il n’existait pas de contrainte sur la vitesse d’allumage des feux. DĂ©sormais, le rĂšglement 2026 prĂ©cise que « l’intervalle de temps entre l’illumination de chacun des cinq feux rouges (
) doit ĂȘtre d’une seconde ».

Mais ce changement ne garantit pas, Ă  lui seul, que tous les pilotes disposent du temps nĂ©cessaire pour prĂ©parer le turbo, d’oĂč l’idĂ©e d’un dĂ©lai minimum en amont de l’allumage.

🔋 Option 2 : revoir les limites d’usage de la batterie au dĂ©part

Une autre piste serait de modifier les restrictions sur l’utilisation de la batterie lors de la phase initiale d’accĂ©lĂ©ration, ce qui rĂ©duirait l’obligation de “prĂ©-lancer” le turbo de la maniĂšre actuellement nĂ©cessaire.

Avec les rĂšgles en l’état, les pilotes ne peuvent pas utiliser le MGU-K pour apporter de la puissance supplĂ©mentaire avant que la voiture n’atteigne 50 km/h. Ils dĂ©pendent donc exclusivement du moteur thermique au tout premier instant du dĂ©part.

Le rĂšglement indique aussi que, lorsque la voiture est Ă  l’arrĂȘt, le couple du MGU-K ne peut ĂȘtre que nĂ©gatif (donc en recharge de la batterie). Cela empĂȘche toute assistance pour combler un trou de rĂ©ponse liĂ© au turbo lag. Un changement sur ce point pourrait rendre les dĂ©parts plus rĂ©guliers.

đŸŸ„ Pourquoi Ferrari pourrait encore dire non

MalgrĂ© l’urgence potentielle du sujet, obtenir une Ă©volution de la procĂ©dure ne s’annonce pas simple. Il est apparu qu’une tentative prĂ©cĂ©dente de modification avait Ă©tĂ© stoppĂ©e.

Les difficultĂ©s liĂ©es aux dĂ©parts avec les voitures 2026 avaient Ă©tĂ© anticipĂ©es par les Ă©quipes dĂšs les premiĂšres phases de conception des nouveaux groupes propulseurs. En consĂ©quence, une proposition visant Ă  revoir la sĂ©quence des feux avait Ă©tĂ© soumise l’étĂ© dernier par le Sporting Advisory Committee Ă  la Commission F1.

Mais l’idĂ©e aurait Ă©tĂ© bloquĂ©e par le directeur d’équipe Ferrari, Fred Vasseur. L’argument avancĂ© : les contraintes de turbo lag Ă©taient connues de tous pendant le dĂ©veloppement, et si certaines Ă©quipes ont fait des choix de conception incompatibles avec les rĂšgles de dĂ©part telles qu’elles sont Ă©crites, elles doivent en assumer les consĂ©quences. À l’inverse, modifier la procĂ©dure pĂ©naliserait ceux qui ont dĂ©jĂ  consenti des compromis pour bien dĂ©marrer.

Cette position laisse entendre que Ferrari pourrait avoir conçu son moteur de façon à limiter le turbo lag, rendant le problÚme moins aigu pour elle.

🔭 Conclusion

Entre complexitĂ© technique, fenĂȘtre de temps insuffisante et rĂšgles d’usage d’énergie trĂšs encadrĂ©es, les dĂ©parts en F1 version 2026 pourraient devenir un point critique du spectacle
 et de la sĂ©curitĂ©. Le dĂ©bat s’annonce intense, car toute modification touche Ă  la fois l’équitĂ© sportive et la prĂ©vention des risques. Une chose est sĂ»re : la maniĂšre dont la F1 tranchera dira beaucoup de sa capacitĂ© Ă  faire Ă©voluer ses procĂ©dures au rythme de la technologie.

❓ Foire aux Questions

Pourquoi les départs seraient-ils plus difficiles en F1 en 2026 ?

Parce que les pilotes doivent gérer une procédure plus complexe, notamment maintenir le turbo en pression pendant environ 10 secondes pour limiter le turbo lag, tout en surveillant la charge de la batterie.

Quel est le risque principal évoqué pour la sécurité ?

Des dĂ©parts ratĂ©s peuvent rendre une voiture trĂšs lente Ă  l’extinction des feux, ce qui augmente le risque d’accrochage quand le peloton se resserre dans les premiers mĂštres.

Pourquoi les pilotes du fond de grille seraient-ils plus exposés ?

Ils ont souvent moins de temps entre la mise en place finale sur la grille et le lancement de la sĂ©quence des feux, ce qui peut empĂȘcher de lancer correctement le turbo si la prĂ©paration exige environ 10 secondes.

Quelles modifications de rÚglement sont envisagées ?

Deux pistes sont discutĂ©es : imposer un dĂ©lai minimum entre l’alignement de la derniĂšre voiture et le dĂ©but de la sĂ©quence des feux, ou revoir les restrictions d’utilisation de la batterie (MGU-K) au tout dĂ©but du dĂ©part.

Pourquoi Ferrari aurait-elle intĂ©rĂȘt Ă  bloquer un changement ?

D’aprĂšs les Ă©lĂ©ments rapportĂ©s, Ferrari considĂšre que les Ă©quipes connaissaient ces contraintes dĂšs la conception des groupes propulseurs 2026. Changer la procĂ©dure reviendrait, selon elle, Ă  compenser ceux qui ont fait des choix moins adaptĂ©s, au dĂ©triment de ceux qui ont optimisĂ© leurs solutions.

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