La premiĂšre vraie journĂ©e d’observation des nouvelles F1 2026 Ă  BahreĂŻn a dĂ©jĂ  livrĂ© des indices concrets : hiĂ©rarchie potentielle, tendances techniques, difficultĂ©s de mise au point et choix visibles sur la piste.

9 choses apprises lors du premier jour des essais F1 de BahreĂŻn

🧹 Mercedes lñche une bombe sur Red Bull

Y a-t-il dĂ©jĂ  une rĂ©fĂ©rence en ce dĂ©but d’essais ? Le patron de Mercedes, Toto Wolff, a surpris le paddock en avançant un constat trĂšs fort issu des analyses de son Ă©quipe (rythme sur longs relais et donnĂ©es GPS).

D’aprĂšs Mercedes, la qualitĂ© du dĂ©ploiement d’énergie ferait gagner Ă  la Red Bull de Max Verstappen environ une seconde par tour dans les lignes droites — de façon constante.

Si un tel avantage se confirmait en course, ce serait colossal, et un signal majeur pour le nouveau programme moteur “maison” de Red Bull.

Mais dans le paddock, une part de scepticisme demeure : certains se demandent si une dimension politique n’entre pas en jeu, alors que Mercedes est sous pression dans le contexte de la controverse sur le taux de compression.

En parallĂšle, l’idĂ©e d’une Ă©quipe clairement devant n’est pas partagĂ©e par tous. Le chef designer de McLaren, Rob Marshall, estime au contraire que tout le monde est trĂšs proche.

Quoi qu’il en soit, la journĂ©e a aussi Ă©tĂ© compliquĂ©e pour Mercedes : Kimi Antonelli n’a pu enchaĂźner qu’environ 30 tours en toute fin de journĂ©e. Un problĂšme — a priori cĂŽtĂ© voiture plutĂŽt que cĂŽtĂ© moteur — l’a tenu Ă  l’écart pendant une grande partie de l’aprĂšs-midi.

📊 Ce que racontent chronos et longs relais

Au tableau des temps, c’est Lando Norris (McLaren) qui a signĂ© la meilleure marque le mercredi. Verstappen a terminĂ© juste derriĂšre, et semblait sur un tour trĂšs rapide avant de perdre du temps dans les derniers virages.

Sur la durĂ©e, c’est surtout la vitesse et la rĂ©gularitĂ© de la Red Bull qui ont marquĂ© les esprits : sur des relais significatifs, sa combinaison constance/rythme paraissait difficile Ă  Ă©galer.

Verstappen a utilisĂ© les trois mĂ©langes disponibles — C1 (dur), C2 (medium) et C3 (tendre) — lors de sĂ©quences d’environ 10 tours. Il a tournĂ© tĂŽt dans la journĂ©e sur un moyen en moyenne dans les hauts 1’38, puis plus tard a roulĂ© juste sous 1’38 de moyenne en durs. En fin de journĂ©e, il s’est montrĂ© Ă  l’aise dans la zone des 1’37 en tendres.

Point notable : ces relais ne comportaient pas de “tours atypiques” — pas de tours de refroidissement ni d’anomalies dues Ă  des erreurs. Ce niveau de propretĂ© n’était pas aussi systĂ©matique chez les rivaux de Red Bull.

Comme toujours en essais, prudence : modes moteur, charges de carburant et stratĂ©gies de dĂ©ploiement/rĂ©cupĂ©ration d’énergie peuvent brouiller la lecture. Ferrari a tout de mĂȘme montrĂ© des sĂ©quences solides, notamment avec Charles Leclerc qui a enchaĂźnĂ© plusieurs 1’38 tard dans la sĂ©ance. Mercedes, aprĂšs son souci, s’est aussi replacĂ©e dans une zone comparable une fois de retour en piste.

Malgré ces précautions, Red Bull a laissé une impression forte.

🧠 Vu de la piste : Verstappen et un rĂ©trogradage trĂšs agressif

Depuis le bord de piste, Verstappen s’est distinguĂ© par une technique de rĂ©trogradage agressive, liĂ©e aux nouvelles exigences moteur.

Le cas le plus visible : au virage 10, gĂ©nĂ©ralement pris en deuxiĂšme, Verstappen rĂ©trogradait rĂ©guliĂšrement jusqu’en premiĂšre alors qu’il Ă©tait encore trĂšs fort sur les freins. Cela provoquait une montĂ©e nette du rĂ©gime et une instabilitĂ© perceptible de la voiture.

Cette approche — souvent une double rĂ©trogradation trĂšs rapide — vise Ă  maximiser la rĂ©cupĂ©ration d’énergie au freinage pour mieux charger le MGU-K 2026, annoncĂ© plus puissant.

Red Bull a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă©quipe Ă  employer cette mĂ©thode Ă  BahreĂŻn, et celle qui l’a utilisĂ©e le plus rĂ©guliĂšrement et le plus efficacement. Verstappen semblait Ă  l’aise pour contrĂŽler les effets dĂ©stabilisants sur l’auto.

Audi a tenté des procédés similaires mais paraissait moins stable. Fait intéressant, les voitures motorisées Ferrari et Mercedes sont globalement restées sur des techniques plus conventionnelles.

Ce n’est probablement pas une solution miracle, mais c’est un diffĂ©renciateur prĂ©coce, et possiblement un indice sur une philosophie Red Bull acceptant davantage d’agressivitĂ© dans la rĂ©cupĂ©ration d’énergie.

đŸŸ„ Ferrari semble vraiment dĂ©licate

AprĂšs un dĂ©but encourageant lors du test de Barcelone, la Ferrari n’est pas apparue comme la plus stable en dĂ©but de roulage Ă  BahreĂŻn.

Cela ne signifie pas qu’elle soit mauvaise, mais cela suggùre qu’il reste du travail.

Lewis Hamilton a renforcĂ© cette impression en Ă©voquant la complexitĂ© de pilotage de ces voitures, en plaisantant qu’il faut presque “un diplĂŽme” pour les comprendre. Il a aussi dĂ©crit l’entrĂ©e du virage 10 (le gauche serrĂ© menant Ă  la ligne droite intermĂ©diaire) comme plus difficile que jamais ici, aprĂšs une sortie de piste Ă  cet endroit lors de la journĂ©e.

Le virage est piĂ©geux — l’approche est courbe via le virage 9 et beaucoup de pilotes ont Ă©tĂ© en difficultĂ© — mais Ferrari semblait particuliĂšrement concernĂ©e.

La voiture paraĂźt rĂ©active Ă  l’inscription, mais elle donnait l’impression d’ĂȘtre remuante au milieu du virage un peu partout sur le circuit. L’enjeu sera de transformer cette vivacitĂ© en constance pour exploiter le potentiel.

đŸŸ© Aston Martin : souci Honda et retard de roulage

Aston Martin n’avait bouclĂ© que 65 tours sur l’ensemble du shakedown de Barcelone. Son rattrapage Ă  BahreĂŻn a mal dĂ©marrĂ© : Lance Stroll n’a effectuĂ© que 38 tours le mercredi, Ă  cause d’un problĂšme moteur Honda.

Honda a parlĂ© d’une anomalie de donnĂ©es dĂ©tectĂ©e, nĂ©cessitant une analyse plus poussĂ©e avant un retour en piste prĂ©vu le jeudi.

Il reste cinq jours d’essais, mais le temps compte dĂ©jĂ  : Aston Martin est nettement derriĂšre en kilomĂ©trage avec 431 miles parcourus, contre 2618 miles pour Mercedes. MĂȘme Williams, pourtant absent de Barcelone, se retrouve devant grĂące Ă  la journĂ©e du mercredi.

Fernando Alonso a dĂ©jĂ  indiquĂ© qu’Aston Martin s’attend Ă  dĂ©marrer la saison en retrait. AprĂšs le premier roulage, l’impression est surtout celle d’une phase oĂč l’équipe risque de prendre encore plus de retard — ce qui n’augure rien de bon.

đŸ§© Audi dĂ©voile une Ă©volution trĂšs visible

9 choses apprises lors du premier jour des essais F1 de BahreĂŻn

Audi a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă©quipe Ă  faire rouler sa voiture cette annĂ©e, dĂšs le 9 janvier. Et logiquement, c’est aussi la premiĂšre Ă  introduire un gros package d’évolutions — en tout cas, trĂšs Ă©vident visuellement.

Le lot comprend une modification de l’aileron avant : ajout d’un petit dĂ©flecteur Ă  l’arriĂšre du tunnel infĂ©rieur de l’endplate, et ajustement du volet supĂ©rieur pour le charger davantage vers l’intĂ©rieur. L’objectif est de favoriser un outwash plus marquĂ©.

Mais la nouveautĂ© la plus frappante concerne les pontons. L’ancienne entrĂ©e d’air, plus “boĂźte aux lettres”, est remplacĂ©e par une entrĂ©e haute et Ă©troite, dans le cadre d’une refonte importante. Cela inclut un dessus de ponton plus agressivement “downwashĂ©â€, afin de guider le flux vers l’arriĂšre du fond plat.

Ce n’est que le premier Ă©pisode d’une bataille de dĂ©veloppement qui s’annonce intense.

🔊 Le son des F1 2026 : des nuances plus audibles

Quelques vidĂ©os vues auparavant laissaient penser que la sonoritĂ© avait changĂ©. En rĂ©el, l’écart avec ce que renvoie la tĂ©lĂ©vision est toujours important, et chaque voiture possĂšde sa propre signature.

Sans dire que le son est radicalement diffĂ©rent de la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente, l’absence du MGU-H rend l’ensemble moins Ă©touffĂ© et parfois un peu plus agressif.

La Red Bull et l’Audi paraissent les plus “mĂ©chantes” Ă  l’oreille — et, cĂŽtĂ© Audi, aussi un peu moins “raffinĂ©e”. La Honda est passĂ©e trop rarement pour tirer une conclusion ferme, mais elle semble un peu plus forte et plus brute. À l’inverse, Mercedes et Ferrari paraissent plus discrĂštes et conventionnelles, plus proches de ce qu’on connaissait.

D’autres sons demandent aussi un temps d’adaptation : turbo plus prĂ©sent, rapports plus bas utilisĂ©s dans davantage de virages, plus de lift-and-coast et de stratĂ©gies d’énergie en ligne droite qui gĂ©nĂšrent des bruits parfois inhabituels. Les dĂ©parts d’entraĂźnement semblent aussi nĂ©cessiter davantage de rĂ©gime.

⚖ Williams : en surpoids, mais ça fonctionne

AprĂšs avoir Ă©cartĂ© tout l’hiver les rumeurs d’une voiture trop lourde, Williams a reconnu qu’il faudra mettre la FW48 “au rĂ©gime” lors des premiers grands prix.

Les bruits Ă©voquant un Ă©cart de 20 Ă  30 kg sembleraient exagĂ©rĂ©s. Le patron James Vowles a expliquĂ© que l’annonce officielle de 772,4 kg — soit 4,4 kg au-dessus du poids minimum — n’était qu’un chiffre de dossier de presse.

Sans rĂ©vĂ©ler la masse rĂ©elle, Vowles a indiquĂ© que l’équipe cherchera Ă  retirer de la matiĂšre aprĂšs le dĂ©but de saison.

La bonne nouvelle, c’est qu’aprĂšs avoir manquĂ© le premier test, Williams a enfin commencĂ© Ă  engranger des tours. Cette base de roulage limite le risque d’arriver insuffisamment prĂ©parĂ©, mĂȘme si le surpoids signifie potentiellement de la performance “sur la table”.

🔱 Un dĂ©tail qui change tout pour les fans : les numĂ©ros sur l’aileron de requin

9 choses apprises lors du premier jour des essais F1 de BahreĂŻn

Coup de projecteur sur un choix simple mais trĂšs utile : certaines Ă©quipes ont placĂ© leur numĂ©ro de course sur l’aileron de requin du capot moteur, notamment Ferrari, Red Bull et Racing Bulls.

Depuis le bord de piste, l’identification devient nettement plus facile. La Ferrari, avec des numĂ©ros blancs sur fond rouge, se repĂšre particuliĂšrement bien.

D’autres Ă©quipes laissent cette zone vide ou la rĂ©servent Ă  un petit logo de sponsor — dommage, mĂȘme si ce n’est pas surprenant.

Rendre cela obligatoire serait un vrai plus : on n’a pas besoin de voir la voiture parfaitement de profil et tout prĂšs. Le numĂ©ro reste lisible de loin et mĂȘme avec un angle, ce qui aiderait aussi depuis les tribunes en course. Cela peut sembler anecdotique, mais les repĂšres visuels comptent, d’autant que les pilotes sont difficiles Ă  distinguer dans ces monoplaces.

đŸ§Ÿ Conclusion

Ce premier jour Ă  BahreĂŻn a dĂ©jĂ  mis en lumiĂšre des tendances fortes : une Red Bull trĂšs propre en rythme long, des choix de pilotage et d’énergie qui trahissent les prioritĂ©s 2026, une Ferrari Ă  dompter, une Audi qui attaque dĂ©jĂ  le dĂ©veloppement, et une Aston Martin en manque de roulage.

Les prochains jours diront ce qui relĂšve de la mise en scĂšne, des rĂ©glages ou d’un vĂ©ritable avantage — mais une chose est sĂ»re : la saison 2026 s’annonce comme une course d’ingĂ©nierie qui ne laissera personne au repos.

❓ Foire aux Questions

Pourquoi parle-t-on autant du dĂ©ploiement d’énergie en essais ?

Parce que la façon d’utiliser et de rĂ©cupĂ©rer l’énergie influence fortement la vitesse, surtout en lignes droites. D’aprĂšs l’analyse Ă©voquĂ©e par Mercedes, cet aspect pourrait expliquer un gain massif de la Red Bull sur les portions rapides.

À quoi sert le rĂ©trogradage trĂšs agressif observĂ© chez Verstappen ?

Il vise Ă  maximiser la rĂ©cupĂ©ration d’énergie pendant les phases de freinage, pour mieux charger le MGU-K 2026. Cette mĂ©thode peut dĂ©stabiliser la voiture, mais Verstappen semblait capable de la contrĂŽler.

Pourquoi les chronos des essais peuvent-ils ĂȘtre trompeurs ?

Les Ă©quipes roulent avec des charges de carburant diffĂ©rentes, des modes moteur variĂ©s et des stratĂ©gies d’énergie spĂ©cifiques. MĂȘme si Norris a signĂ© le meilleur temps, l’analyse des longs relais et de la rĂ©gularitĂ© donne souvent un Ă©clairage plus pertinent.

En quoi quelques kilos de trop peuvent-ils pénaliser une F1 ?

Le poids impacte l’accĂ©lĂ©ration, le freinage, l’usure des pneus et le rythme global. Williams admet devoir allĂ©ger sa voiture aprĂšs le dĂ©but de saison, ce qui suggĂšre qu’une partie de la performance dĂ©pendra aussi de ce travail.

Pourquoi placer le numĂ©ro sur l’aileron de requin aide-t-il autant ?

Parce que c’est une zone haute et visible de loin, mĂȘme quand la voiture n’est pas parfaitement de profil. Sur piste comme en tribunes, cela facilite l’identification, un vrai plus quand les monoplaces se ressemblent et que le pilote est difficile Ă  distinguer.

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