Hamilton face aux F1 2026 : entre plaisir de pilotage et inquiétudes ⚡🏎️

À l’occasion de sa première vraie rencontre médiatique de la saison 2026 de Formule 1, Lewis Hamilton a livré à Sakhir un discours parfois très dur sur la nouvelle ère technique. Entre formules-chocs sur le rythme, la complexité des systèmes et la place prise par la gestion d’énergie, ses remarques ont marqué les esprits… tout en méritant d’être replacées dans leur contexte.
💥 Des phrases chocs… mais un jugement à nuancer
Hamilton a lâché plusieurs lignes très frappantes, évoquant notamment une voiture qui lui donne la sensation d’être « plus lente que la GP2 », des systèmes « ridiculement complexes » et même « 600 mètres de lift and coast sur un tour de qualification » sur certains circuits.
Pour autant, isoler ces citations sans le reste de sa discussion serait trompeur. Le pilote laisse clairement transparaître des réserves sur certains aspects du package 2026, mais une partie de son humeur à Bahreïn semble aussi liée à des conditions de piste délicates et au fait que la Ferrari en est encore à un stade très précoce de développement.
Et malgré ces critiques, l’impression générale demeure qu’il pourrait tout de même davantage apprécier ces règles que la génération précédente.
🌬️ Bahreïn, une séance de lancement piégeuse
Hamilton a expliqué que les sensations étaient moins problématiques lors des essais de Barcelone, alors qu’à Bahreïn le vent en rafales et la chaleur rendaient l’équilibre difficile à trouver, avec en plus une piste poussiéreuse. Selon lui, « tout le monde galère » dans ces conditions.
🏎️ Une F1 plus courte, plus légère… et parfois plus fun
Interrogé sur la difficulté à contrôler l’arrière, Hamilton a répondu que la voiture 2026 étant « plus courte » et « plus légère », elle est aussi « plus facile à rattraper ». Il décrit même une sensation de conduite « assez fun », « comme du rallye ».
Il répète d’ailleurs que, globalement, c’est « une voiture plus amusante à piloter » — même si ce plaisir cohabite avec des inquiétudes plus structurelles.
⏱️ « Plus lent que la GP2 » : sensation contre réalité du chrono
Hamilton dit avoir l’impression que la voiture est « plus lente que la GP2 ». Mais un élément important tempère ce ressenti : lors de la première séance à Bahreïn, les temps étaient tout de même neuf secondes plus rapides que la pole de Formule 2 à Sakhir en 2025.
Autrement dit, sa critique vise surtout la sensation au volant et la manière dont la performance se “construit” avec les nouvelles contraintes, plus qu’un simple constat brut de vitesse.
⚡ L’énergie au centre du jeu : « 600 mètres de lift and coast »
Ses plus grosses réserves portent sur le poids de la gestion d’énergie dans le pilotage. En parlant des nombreux passages en rapports courts et de techniques d’entrée en virage différentes, Hamilton a donné un exemple marquant : à Barcelone, il évoque « 600 mètres de lift and coast sur un tour de qualification » — et tranche : « ce n’est pas ça, la course ».
Cette remarque illustre sa crainte de voir la performance dépendre fortement de phases où le pilote doit volontairement lever le pied et gérer, y compris dans un tour censé être entièrement axé sur l’attaque.
🧠 Des systèmes jugés trop complexes (et peu lisibles pour le public)
Hamilton craint aussi que la complexité du volet moteur et des procédures associées ne devienne dissuasive. À ses yeux, les fans « ne vont pas comprendre ». Il insiste : « c’est tellement complexe », « ridiculement complexe », au point qu’« il faut un diplôme » pour tout saisir.
Concernant la gestion au volant, il estime toutefois que c’est « plutôt simple » à gérer — tout en précisant que cela pourrait évoluer en configuration course : « on verra ».
Il décrit également l’existence d’un système automatisé capable d’“apprendre” : une fois le tour terminé, il assimile la façon dont le pilote conduit. Mais si le pilote bloque une roue et tire large, couvrant une plus grande distance, cela vient influencer l’algorithme. Le paddock cherche donc à « maîtriser » et « comprendre » ces logiques, avec l’idée que tout le monde est « dans le même bateau ».
🔮 Conclusion : une nouvelle ère à apprivoiser
Le discours de Hamilton à Bahreïn est à la fois une alerte et une photo instantanée d’un début de cycle : voiture encore jeune, conditions difficiles, et règlement qui pousse les équipes vers des compromis inédits entre attaque et gestion. Entre plaisir retrouvé au volant et inquiétudes sur la lisibilité et la philosophie de course, la suite dépendra surtout de la manière dont les équipes feront évoluer ces F1 2026.
Une chose est sûre : dans cette nouvelle ère, comprendre et dompter la complexité pourrait devenir la plus grande performance — et l’avenir se jouera autant dans l’audace que dans l’adaptation.
Foire aux Questions
Pourquoi Lewis Hamilton parle-t-il de « lift and coast » en qualifications ?
Il explique qu’à Barcelone, il fallait selon lui lever le pied très tôt (« lift ») puis laisser la voiture rouler (« coast ») sur une très longue distance — jusqu’à « 600 mètres » — même sur un tour de qualification. Il critique l’idée qu’un tour rapide impose autant de gestion plutôt qu’une attaque continue.
Les F1 2026 sont-elles vraiment plus lentes que la Formule 2 ?
Hamilton dit que la voiture « donne l’impression » d’être « plus lente que la GP2 ». Mais à Bahreïn, les chronos de la première séance étaient tout de même neuf secondes plus rapides que la pole de F2 à Sakhir en 2025. Son propos reflète donc surtout un ressenti et une dynamique de pilotage, pas un comparatif direct de performances au tour.
Qu’est-ce qui rend le pilotage 2026 « plus fun » selon lui ?
Il met en avant une voiture plus courte et plus légère, donc plus facile à rattraper lorsqu’elle part de l’arrière. Il compare même la sensation à quelque chose de « rallye », tout en rappelant que l’équilibre restait difficile à trouver dans le vent et la chaleur de Bahreïn.
Pourquoi dit-il que les fans risquent de ne pas comprendre ?
Parce qu’il juge les systèmes et procédures liés au moteur et à la gestion d’énergie très complexes, au point qu’il faudrait « un diplôme » pour tout saisir. Il s’inquiète d’un sport moins lisible, où une partie des décisions dépend aussi de logiques logicielles.
Que signifie un système qui « apprend » la conduite du pilote ?
Hamilton décrit un mécanisme automatique qui, après un tour, apprend la manière dont le pilote roule. Mais si le pilote fait une erreur (par exemple un blocage puis une sortie large), cela change la distance parcourue et peut influencer l’algorithme. Les équipes travaillent donc à comprendre et maîtriser ces effets.
Et pendant que Hamilton apprivoise une F1 plus vive, allumez votre rêve au volant d’une Ferrari 458 Italia : LOA, LLD ou achat à distance avec garanties, le chemin devient simple avec Joinsteer.














