đ Essais F1 Ă BahreĂŻn : ce que rĂ©vĂšlent dĂ©jĂ les simulations de course

La Formule 1 a encore trois jours dâessais avant le lancement de la saison 2026, mais les craintes de voir des Ă©quipes manquer de prĂ©paration semblent dĂ©jĂ dissipĂ©es : plusieurs ont montrĂ©, dĂšs ce premier test Ă BahreĂŻn, quâelles Ă©taient capables dâenchaĂźner des relais dignes dâune course.
Si la premiÚre journée a surtout été consacrée à des longs relais assez simples, la troisiÚme a vu apparaßtre des programmes nettement plus structurés, proches de véritables simulations de Grand Prix. Leur lecture a toutefois été compliquée par des pannes répétées du systÚme de chronométrage.
MalgrĂ© ces interruptions, une tendance globale se dessine grĂące aux simulations â complĂštes ou en grande partie captĂ©es â des Ă©quipes attendues aux avant-postes : Mercedes, McLaren et Ferrari.
đ§ Comment interprĂ©ter ces longs relais
Pour plus de clartĂ©, seuls les tours lancĂ©s sont pris en compte ici. Sur les 57 tours du Grand Prix de BahreĂŻn, certains sont donc Ă©cartĂ©s mĂȘme quand un pilote a dĂ©roulĂ© une simulation « complĂšte ».
Le temps passĂ© dans la voie des stands nâest pas considĂ©rĂ© comme pertinent dans cette comparaison, pas plus que des tours affectĂ©s par la circulation, une erreur de pilotage, ou dâautres alĂ©as (mĂȘme si ces Ă©lĂ©ments peuvent ĂȘtre instructifs sur la facilitĂ© de conduite dâune voiture).
đïž Simulations de course observĂ©es Ă BahreĂŻn
â Kimi Antonelli (Mercedes)
Départ : vendredi, 17h37
Relais 1 : Tendres, 16 tours (moy. 1m40.128s)
Relais 2 : Dures, 12 tours* (moy. 1m38.547s)
Relais 3 : Pas de données
đŽ Lewis Hamilton (Ferrari)
Départ : vendredi, 17h14
Relais 1 : Tendres, 17 tours (moy. 1m40.280s)
Relais 2 : Dures, 17 tours (moy. 1m38.929s)
Relais 3 : Médiums, 6 tours* (moy. 1m37.461s)
đ Oscar Piastri (McLaren)
Départ : vendredi, 16h57
Relais 1 : Tendres, 11 tours (moy. 1m40.947s)
Relais 2 : Médiums, 20 tours (moy. 1m39.604s)
Relais 3 : Dures, 18 tours* (moy. 1m38.472s)
đŠ Sergio Perez (Cadillac)
Départ : vendredi, 16h02
Relais 1 : Tendres, 15 tours** (moy. 1m43.432s avg)
Relais 2 : Médiums, 15 tours (moy. 1m41.577s)
Relais 3 : Dures, 21 tours (moy. 1m41.275s)
âȘ Esteban Ocon (Haas)
Départ : vendredi, 16h00
Relais 1 : Tendres, 8 tours (moy. 1m41.772s)
Relais 2 : Médiums, 12 tours (moy. 1m40.510s)
Relais 3 : Dures, 16 tours (moy. 1m39.869s)
đ” Alex Albon (Williams)
Départ : vendredi, 15h57
Relais 1 : Dures, 17 tours (moy. 1m43.074s)
Relais 2 : Dures, 17 tours (moy. 1m41.754s)
Relais 3 : Médiums, 18 tours (moy. 1m40.241s)
đŁ Franco Colapinto (Alpine)
Départ : vendredi, 15h41
Relais 1 : Dures, 18 tours*** (moy. 1m42.285s)
Relais 2 : Tendres, 11 tours (moy. 1m40.640s)
Relais 3 : Médiums, 13 tours (moy. 1m39.565s)
đ©¶ George Russell (Mercedes)
Départ : vendredi, 11h47
Relais 1 : Tendres, 16 tours (moy. 1m40.752s)
Relais 2 : Médiums, 17 tours (moy. 1m39.729s)
Relais 3 : Dures, 19 tours (moy. 1m39.247s)
đĄ Isack Hadjar (Red Bull)
Départ : jeudi, 15h57
Relais 1 : Médiums, 15 tours (moy. 1m40.941s)
Relais 2 : Médiums, 13 tours (moy. 1m39.994s)
Relais 3 : Tendres, 12 tours* (moy. 1m38.628s)
đą Arvid Lindblad (Racing Bulls)
Départ : jeudi, 16h14
Relais 1 : Dures, 13 tours (moy. 1m42.526s)
Relais 2 : Médiums, 14 tours (moy. 1m41.666s)
Relais 3 : Tendres, 5 tours (moy. 1m40.318s)
* indique des relais avec des tours perdus à cause de problÚmes de chronométrage
** pause trÚs importante entre le premier et le deuxiÚme relais, mais les temps au tour suggÚrent une continuité
*** la voiture est restée aux stands pendant quelques minutes
đ Ce quâon peut dĂ©jĂ dĂ©duire (avec prudence)
Lâanalyse des temps en essais est toujours dĂ©licate, et elle lâest encore plus quand une part significative des donnĂ©es de chronomĂ©trage manque. Mais certains Ă©lĂ©ments ressortent malgrĂ© tout.
đ McLaren : un cran derriĂšre sur cette rĂ©fĂ©rence
La simulation dâOscar Piastri, effectuĂ©e Ă peu prĂšs sur le mĂȘme crĂ©neau que celle de Lewis Hamilton, et avec Kimi Antonelli qui sâest ensuite joint Ă eux, semblait effectivement en retrait par rapport Ă Ferrari et Mercedes. Cette impression a Ă©tĂ© corroborĂ©e par le directeur de lâĂ©quipe McLaren, Andrea Stella.
Les simulations de course de Charles Leclerc et Lando Norris, rĂ©alisĂ©es la veille, sont pour lâinstant presque totalement indisponibles. Stella a toutefois suggĂ©rĂ© quâelles suivaient la mĂȘme tendance, avec une performance de Leclerc jugĂ©e particuliĂšrement compĂ©titive.
âïž Hamilton vs Antonelli : proches, puis une zone dâombre
Entre Hamilton et son remplaçant chez Mercedes, Antonelli, lâĂ©cart est faible sur le premier relais (sur le mĂȘme composĂ© C3). Hamilton dĂ©bute plus vite, mais son rythme baisse suffisamment pour permettre Ă Antonelli de combler la diffĂ©rence en fin de relais.
Antonelli est ensuite plus rapide au dĂ©but du deuxiĂšme relais, de maniĂšre notable, mais la panne de chronomĂ©trage empĂȘche de savoir quel en est le bĂ©nĂ©fice rĂ©el sur la durĂ©e.
𧟠Comparaison tronquée mais instructive
En arrĂȘtant la comparaison des simulations du vendredi au niveau dâAntonelli avec environ 28 tours pertinents, et seulement pour ceux qui nâont utilisĂ© que deux trains de pneus jusquâĂ ce point, un tableau se dĂ©gage en faveur de Mercedes :
Antonelli 46m24.611s
Hamilton +7.484s
Piastri +18.038s
Russell +21.406s (matin)
Colapinto +1m02.548s
Albon +1m25.047s
Perez +1m26.208s
Temps dâOcon exclu en raison de deux premiers relais trop courts
đ§© Lecture du peloton : Haas en tĂȘte du milieu, Ă©carts marquĂ©s
La Haas semble pour lâinstant la meilleure des autres, mais tout indique un Ă©cart consĂ©quent entre les Ă©quipes de pointe et le milieu de peloton, avec une dispersion au sein du milieu de grille plus importante que ce Ă quoi on est habituĂ©.
Parmi les Ă©quipes dont les simulations de course Ă©taient particuliĂšrement absentes vendredi, Red Bull a enchaĂźnĂ© quelques relais plus courts, gĂ©nĂ©ralement dans la zone des 1m38s : difficile dâen tirer beaucoup plus quâune prĂ©sence globale « dans le match ».
Aston Martin, de son cĂŽtĂ©, nâa rĂ©alisĂ© que quelques vrais longs relais, sans ĂȘtre particuliĂšrement rapide.
đź Conclusion
Ces premiĂšres simulations Ă BahreĂŻn donnent dĂ©jĂ des repĂšres prĂ©cieux, mais elles restent incomplĂštes et parfois brouillĂ©es par lâabsence de donnĂ©es. Les trois jours restants devraient affiner la hiĂ©rarchie, Ă©claircir les zones dâombre et confirmer â ou renverser â les tendances entrevues.
La saison 2026 nâa pas encore commencĂ©, mais la lecture des longs relais laisse dĂ©jĂ entrevoir une bataille qui pourrait se jouer sur la constance autant que sur la vitesse pure.
Foire aux Questions
Quâappelle-t-on une « simulation de course » en essais F1 ?
Câest une sĂ©rie de longs relais en conditions proches dâun Grand Prix, avec des relais successifs sur diffĂ©rents types de pneus (tendres, mĂ©diums, durs), pour Ă©valuer la dĂ©gradation, la rĂ©gularitĂ© et le rythme sur la durĂ©e.
Pourquoi ne compter que les tours lancés pour comparer les rythmes ?
Les tours lancĂ©s reflĂštent mieux le rythme rĂ©el : ils excluent les tours lents (entrĂ©e/sortie des stands) et limitent lâinfluence de situations qui faussent fortement les chronos, comme un passage prolongĂ© dans la voie des stands.
En quoi des pannes de chronomĂ©trage peuvent-elles biaiser lâanalyse ?
Quand des tours manquent, on perd la continuitĂ© dâun relais : impossible de vĂ©rifier la dĂ©gradation exacte, dâidentifier les phases oĂč le rythme chute, ou de mesurer prĂ©cisĂ©ment lâimpact dâun changement de pneus.
Que montrent ces relais sur les écarts entre top teams et milieu de peloton ?
MĂȘme en restant prudent, la comparaison partielle disponible suggĂšre un Ă©cart notable entre Mercedes/Ferrari/McLaren et le reste, avec Haas apparaissant comme la plus solide des Ă©quipes du milieu, et une dispersion importante derriĂšre.
Pourquoi compare-t-on parfois seulement une portion de la simulation ?
Quand les donnĂ©es sont incomplĂštes (tours manquants, relais interrompus), il peut ĂȘtre plus cohĂ©rent de comparer une fenĂȘtre commune â par exemple le mĂȘme nombre de tours pertinents et le mĂȘme nombre de trains de pneus utilisĂ©s â plutĂŽt que de mĂ©langer des segments non comparables.
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