Les dĂ©parts sont devenus l’un des grands sujets de discussion avec les moteurs de F1 2026. Et vu de prĂšs, ce qui frappe encore plus que la complexitĂ©, l’irrĂ©gularitĂ© et les soupçons de risque en matiĂšre de sĂ©curitĂ©, c’est Ă  quel point la procĂ©dure paraĂźt
 Ă©trange.

Avec autant de nouveautĂ©s cette annĂ©e, il n’est pas surprenant que certaines sensations soient contre-intuitives, autant pour ceux qui conduisent ces voitures que pour ceux qui les observent.

Par exemple, rĂ©trograder agressivement jusqu’à la premiĂšre, entendre le rĂ©gime grimper et voir la voiture se tortiller sous l’effet du frein moteur donne dĂ©jĂ  une impression particuliĂšre. Mais lors des essais, assister Ă  des dĂ©parts d’entraĂźnement a Ă©tĂ©, de trĂšs loin, l’expĂ©rience la plus inhabituelle.

⚙ Le dĂ©clic technique : sans MGU-H, il faut « rĂ©veiller » le turbo autrement

Avec la disparition du MGU-H, les nouveaux groupes propulseurs n’ont plus d’assistance Ă©lectrique pour prĂ©-lancer le turbo. RĂ©sultat : il faut maintenir le moteur Ă  un rĂ©gime Ă©levĂ© plus longtemps pour augmenter l’énergie des gaz d’échappement, accĂ©lĂ©rer la turbine afin de la rapprocher de sa zone de fonctionnement efficace, et rĂ©duire le dĂ©lai avant l’arrivĂ©e de la suralimentation au moment oĂč le pilote demande de l’accĂ©lĂ©ration.

Des vidĂ©os de dĂ©parts d’entraĂźnement avaient dĂ©jĂ  montrĂ© des pilotes restant plusieurs secondes de plus que d’habitude Ă  l’accĂ©lĂ©rateur, en faisant monter le rĂ©gime longtemps avant de s’élancer. C’était donc un phĂ©nomĂšne connu
 mais, en vrai, l’impression est encore plus dĂ©routante.

À quoi ressemblent vraiment les dĂ©parts Ă©tranges de la F1 2026 Ă  regarder

⏳ Une scĂšne dĂ©sormais familiĂšre : la voiture « reste plantĂ©e » Ă  haut rĂ©gime

La voiture se place, le pilote embraye et sĂ©lectionne la premiĂšre. Le rĂ©gime monte
 et la voiture reste lĂ , Ă  prendre des tours, pendant ce qui semble durer une Ă©ternitĂ©. Certains moteurs sont plus perçants que d’autres — l’Audi, dans ce contexte, a Ă©tĂ© particuliĂšrement Ă©prouvante pour les oreilles — mais l’ensemble est surtout choquant comparĂ© Ă  l’attente de quelques secondes qui existait auparavant.

🔊 Ce que rĂ©vĂšlent les dĂ©parts d’entraĂźnement : mĂȘmes rĂšgles, sensations trĂšs diffĂ©rentes

đŸŸ„ Haas (moteur Ferrari) : long, comme tout le monde
 mais avec des variations audibles

Ollie Bearman, au volant de la Haas motorisĂ©e par Ferrari, a Ă©tĂ© le premier Ă  arriver. Il a fait monter le rĂ©gime pendant un peu plus de 11 secondes avant de s’élancer. Mais le son n’est pas parfaitement constant : mĂȘme si le rĂ©gime change peu, on entend de petits crĂ©pitements, probablement parce qu’il module lĂ©gĂšrement l’accĂ©lĂ©rateur pour se caler sur le point de patinage de l’embrayage.

⚫ Audi : 13,5 secondes et une signature « mĂ©tallique »

Ensuite, l’Audi distinctive de Gabriel Bortoleto. RĂ©gime maintenu pendant un Ă©norme 13,5 secondes avant le dĂ©part, avec des oscillations trĂšs particuliĂšres. Le son paraĂźt « mĂ©tallique » : un grĂ©sillement aigu, moins limpide que les Ferrari ou les Mercedes entendues par ailleurs (notamment via la McLaren de Lando Norris). La note d’échappement est plus haute et le rĂ©gime varie davantage juste avant le lancement — mĂȘme si une partie peut venir de la façon dont le pilote stabilise le rĂ©gime visĂ© pour son envol.

🐎 Ferrari : trĂšs long parfois, et une exĂ©cution plus “propre” sur la voiture officielle

Le dĂ©part d’entraĂźnement de Lewis Hamilton dans la Ferrari a Ă©tĂ© perturbĂ© par l’attente du passage d’une autre voiture. MalgrĂ© cela, entendre le moteur prendre des tours pendant environ 15 Ă  16 secondes reste marquant — mĂȘme si cela reflĂ©tait trĂšs probablement le fait qu’Hamilton prenait simplement son temps.

Le cas de Valtteri Bottas (Cadillac), avec 11 secondes malgrĂ© quelques instants d’attente, est prĂ©sentĂ© comme un meilleur indicateur de la moindre exigence de mise en vitesse de la turbine qu’imposerait un turbo Ferrari supposĂ© plus petit.

Quant au processus de la Ferrari officielle, il paraĂźt — sans surprise — plus abouti que celui de ses Ă©quipes clientes : moteur plus lisse, rĂ©gime plus stable, et note d’échappement plus Ă©touffĂ©e en comparaison.

đŸŸ© Aston Martin (moteur Honda) : crĂ©pitements, reprises, et sensation d’« inabouti »

Le cas de l’Aston Martin motorisĂ©e par Honda, avec Lance Stroll, contraste fortement. D’abord, il a relancĂ© la sĂ©quence (et lorsqu’il a relĂąchĂ© l’accĂ©lĂ©rateur, le son Ă©tait si Ă©trange qu’il Ă©voquait presque un ratĂ©). Ensuite, mĂȘme quand la voiture reste Ă  l’arrĂȘt pendant sept secondes, elle crĂ©pite et claque Ă©normĂ©ment, avec une tonalitĂ© basse et gutturale.

L’impression donnĂ©e est celle d’un moteur « enrhumĂ© ». Une partie vient sans doute d’une signature sonore rĂ©ellement diffĂ©rente, mais cela semble aussi reflĂ©ter un niveau d’affinage moindre par rapport Ă  des moteurs qui ont accumulĂ© plus de roulage en conditions rĂ©elles.

🟧 McLaren (moteur Mercedes) : attente de 8 secondes, son “propre” et grande rĂ©gularitĂ©

La McLaren se distingue : huit secondes Ă  tenir l’accĂ©lĂ©rateur, un son extrĂȘmement propre compte tenu des circonstances, et la meilleure stabilitĂ© de rĂ©gime ainsi que la meilleure recherche du point de patinage parmi les combinaisons voiture/moteur observĂ©es.

đŸ”” Racing Bulls (moteur Red Bull) : le plus court (6 s), mais plus brouillon

Le processus le plus court vu lors de ces sĂ©quences Ă©tait celui de Liam Lawson sur la Racing Bulls motorisĂ©e par Red Bull : seulement six secondes. Mais l’ensemble Ă©tait plus dĂ©sordonnĂ© — rĂ©gime qui monte et descend, ce qui fait fluctuer la hauteur du son trĂšs caractĂ©ristique et agressif du moteur Red Bull, avec Ă  la fin un lancement lĂ©gĂšrement “à plat”.

đŸ§Ș ComplexitĂ©, ratĂ©s
 et la variable MGU-K Ă  350 kW

Bearman a Ă©galement ratĂ© un dĂ©marrage lors d’une autre sĂ©quence — fait intĂ©ressant, aprĂšs environ six secondes seulement Ă  l’accĂ©lĂ©rateur — et d’autres dĂ©parts n’étaient pas particuliĂšrement nets non plus. Et cela avant mĂȘme d’intĂ©grer un facteur clĂ© : la façon dont chaque voiture rĂ©agit quand les 350 kW du MGU-K entrent en action.

Au final, ces dĂ©parts d’entraĂźnement servent de cas d’école : ils montrent Ă  quel point les procĂ©dures sont longues, complexes et irrĂ©guliĂšres Ă  ce stade des essais.

đŸ—Łïž Ce que disent les pilotes : « un vrai fil du rasoir »

« C’est beaucoup plus compliquĂ© et un peu plus irrĂ©gulier, c’est sĂ»r.

Maintenant, on doit passer beaucoup plus de temps dans la phase d’attente avant le vrai dĂ©part, et tout se joue sur un fil du rasoir.

C’est une question de millisecondes : si vous ĂȘtes trop tard ou trop tĂŽt d’une demi-seconde, ça ne marche pas.

Donc c’est compliquĂ© et, jusqu’ici, on n’a pas Ă©tĂ© rĂ©guliers du tout dans les dĂ©parts d’entraĂźnement, ce qui est un peu inquiĂ©tant. Mais je pense qu’on commence Ă  comprendre pourquoi, et plus on comprend le moteur, plus les choses deviendront faciles.

Ce n’est pas aussi simple que “une position d’accĂ©lĂ©rateur = une puissance moteur”. Et il y a aussi la transition vers le MGU-K Ă  une certaine vitesse, ce qui est difficile Ă  mettre en place correctement.

C’est dur pour tout le monde. On voit tout le monde rester sur la grille pendant 20 secondes avec un rĂ©gime qui bouge dans tous les sens, et ça montre qu’on n’est pas les seuls Ă  galĂ©rer. »

đŸ˜” Un spectacle dĂ©routant
 qui pourrait rester discret Ă  la tĂ©lĂ©vision

Le point commun, c’est que tout cela paraĂźt bruyant, agressif et dĂ©stabilisant, surtout parce que c’est nouveau. Et ce n’est pas seulement le public : un pilote a mĂȘme confiĂ© ressentir une forme de gĂȘne, parce que c’est contre-intuitif, et qu’il grimace un peu par crainte que le moteur “explose”. Il ne le fera pas — ou il ne devrait pas — car il est conçu avec une tolĂ©rance trĂšs Ă©levĂ©e. Mais ce sentiment illustre Ă  quel point la situation sort de l’ordinaire.

Avec le temps, cela deviendra plus normal. Et il est possible que les tĂ©lĂ©spectateurs ne s’en rendent pas beaucoup compte, selon les images choisies et la maniĂšre dont l’audio est captĂ© pour le flux international dans ces secondes prĂ©cĂ©dant l’extinction des feux.

Sauf changement, c’est une idiosyncrasie de 2026 : il faudra s’y habituer et l’accepter — pilotes comme spectateurs.

🔼 Conclusion : apprivoiser une nouvelle “grammaire” du dĂ©part

La F1 2026 introduit une mĂ©canique de dĂ©part plus longue, plus sensible et plus variable, oĂč la gestion du turbo sans MGU-H et la transition vers le MGU-K redessinent les repĂšres. Les Ă©quipes affineront les procĂ©dures, les pilotes gagneront en automatisme, et ce qui paraĂźt aujourd’hui si Ă©trange finira peut-ĂȘtre par devenir la nouvelle norme. D’ici lĂ , chaque extinction des feux rappelle que la performance commence parfois
 par une patience bruyante.

Foire aux Questions

Pourquoi les F1 2026 restent-elles plus longtemps Ă  haut rĂ©gime avant de s’élancer ?

Parce que sans MGU-H, il n’y a plus d’assistance Ă©lectrique pour prĂ©-lancer le turbo. Les pilotes doivent donc maintenir le rĂ©gime plus longtemps afin d’augmenter l’énergie des gaz d’échappement et accĂ©lĂ©rer la turbine, pour rĂ©duire le temps de rĂ©ponse avant l’arrivĂ©e de la suralimentation.

Qu’est-ce que le MGU-H, et qu’est-ce que son absence change concrĂštement au dĂ©part ?

Le MGU-H Ă©tait un Ă©lĂ©ment hybride liĂ© au turbo, capable d’apporter une aide Ă©lectrique. Son retrait signifie que la montĂ©e en vitesse du turbo dĂ©pend davantage de la mĂ©thode “traditionnelle” : rĂ©gime soutenu et Ă©nergie d’échappement, d’oĂč ces longues secondes Ă  faire monter le moteur avant le lĂącher d’embrayage.

Pourquoi les sons et les comportements varient-ils autant d’un moteur à l’autre ?

Lors des dĂ©parts d’entraĂźnement observĂ©s, certains moteurs paraissent plus perçants, d’autres plus “mĂ©talliques” ou plus lisses. Les diffĂ©rences peuvent venir de la signature sonore propre Ă  chaque architecture, du niveau de mise au point, et de la façon dont le pilote stabilise le rĂ©gime et gĂšre le point de patinage.

Quel rÎle joue le MGU-K (350 kW) dans la difficulté des départs ?

Il ajoute une couche de complexitĂ© : au-delĂ  du couple moteur thermique et du turbo, il faut gĂ©rer une transition vers l’apport Ă©lectrique du MGU-K Ă  une certaine vitesse. Cette bascule est dĂ©crite comme difficile Ă  mettre en Ɠuvre de maniĂšre parfaitement rĂ©guliĂšre.

Est-ce dangereux pour le moteur de rester si longtemps à haut régime avant le départ ?

Cette sĂ©quence peut sembler inquiĂ©tante, au point que certains pilotes disent “craindre” le moteur. Mais l’idĂ©e exprimĂ©e est que le moteur est conçu avec une trĂšs grande tolĂ©rance : l’impression est surtout liĂ©e au caractĂšre contre-intuitif et inhabituel de la procĂ©dure.

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