đ Ferrari propulsĂ©e comme une fusĂ©e : ce que rĂ©vĂšlent les dĂ©parts F1 2026 Ă BahreĂŻn

Les voitures motorisĂ©es par Ferrari ont attirĂ© tous les regards pendant les essais de Formule 1, aprĂšs des dĂ©parts arrĂȘtĂ©s jugĂ©s « comme des fusĂ©es » lors des simulations collectives de fin de journĂ©e Ă BahreĂŻn. Ces rĂ©pĂ©titions gĂ©nĂ©rales restent forcĂ©ment Ă prendre avec prudence, mais elles peuvent tout de mĂȘme donner des indices.
đŠ Des envolĂ©es marquantes pour Hamilton et Ocon
Jeudi soir, Lewis Hamilton (Ferrari) et Esteban Ocon (Haas motorisée par Ferrari) ont signé les meilleurs envols.
Hamilton a jailli depuis la neuviĂšme ligne pour se retrouver en tĂȘte au premier virage. MĂȘme sâil nâa « que » dĂ©passĂ© quatre voitures sur cette phase (certaines cases de la grille Ă©tant vides), deux dâentre elles partaient en premiĂšre ligne : Kimi Antonelli (Mercedes) et Max Verstappen (Red Bull).
Ocon, de son cĂŽtĂ©, aurait probablement pu se projeter lui aussi vers lâavant, mais son moteur a cessĂ© de dĂ©ployer la partie Ă©lectrique : Haas avait choisi un mode conservateur avant le virage 1.
Interrogé sur la valeur de ces départs en essais, Ocon explique que tout le monde semble les prendre au sérieux :
« Je pense que tout le monde le prend au sĂ©rieux, on dirait, parce quâils faisaient les montĂ©es en rĂ©gime avant le dĂ©part, etc. Et oui, Lewis et moi, on passe comme des fusĂ©es devant tout le monde, Ă peu prĂšs. »
Il détaille aussi sa frustration liée au mode prudent choisi par son équipe :
« De mon cĂŽtĂ©, ils ont mis un peu de sĂ©curitĂ© avant le virage 1 donc je me suis fait couper aprĂšs 200 mĂštres ! JâĂ©tais un peu frustrĂ©, disons, de devoir aller chercher le bouton de boost pour aller plus vite. Mais ce nâest que des essais et lâimportant, câĂ©taient les 200 premiers mĂštres. »
đ§Ș Des indices dĂšs la premiĂšre sĂ©ance, mais prudence obligatoire
Plus tĂŽt dans la journĂ©e, Ă la fin de la premiĂšre sĂ©ance dâessais, Hamilton avait dĂ©jĂ rĂ©alisĂ© un excellent dĂ©part, nettement meilleur que celui de George Russell (Mercedes). Ollie Bearman, au volant de la Haas le matin, avait lui aussi bien jailli. Ă lâinverse, Lando Norris a connu un dĂ©part trĂšs retardĂ© avec la McLaren.
Ces situations imposent toutefois une rĂ©serve Ă©vidente : les pilotes peuvent utiliser des rĂ©glages diffĂ©rents, et un exercice de dĂ©part ne reproduit jamais exactement les contraintes dâune course. Mais ces dĂ©parts restent pris au sĂ©rieux, car ils offrent une opportunitĂ© rare de tester une procĂ©dure critique.
âïž Pourquoi les dĂ©parts 2026 sont plus difficiles
Le contexte technique compte Ă©normĂ©ment en 2026 : les nouveaux moteurs sâaccompagnent dâun processus de dĂ©part expĂ©rimental, destinĂ© Ă aider face Ă une difficultĂ© que beaucoup rencontrent : prĂ©parer le turbo pour obtenir une rĂ©ponse immĂ©diate au lĂącher dâembrayage.
Le point clĂ©, câest le changement dâarchitecture hybride : il nây a plus de MGU-H. La partie Ă©lectrique repose sur un MGU-K renforcĂ©, pour une rĂ©partition de puissance proche du 50/50 entre le V6 thermique et lâĂ©lectrique. Sans MGU-H, il nây a plus de moyen de faire tourner Ă©lectroniquement le turbo afin de garantir une pression de suralimentation suffisante au moment oĂč le pilote demande la puissance via lâaccĂ©lĂ©rateur.
La parade consiste donc à « prĂ©-lancer » le turbo. Câest lâune des raisons pour lesquelles la plupart des voitures utilisent des rapports plus courts en virage quâauparavant, et font monter le rĂ©gime moteur Ă lâarrĂȘt avant un dĂ©part. On le voit autant sur les dĂ©parts dâentraĂźnement dans la voie des stands que sur la grille.
đĄ Lâavantage Ferrari : un turbo plus petit, plus rĂ©actif
Ferrari aurait fait un choix dâarchitecture moteur qui aide prĂ©cisĂ©ment sur ce point. Le moteur Ferrari serait dotĂ© dâun turbo plus petit, une dĂ©cision assumĂ©e dans la conception 2026 afin de rĂ©pondre Ă certains dĂ©fis liĂ©s au nouveau rĂšglement.
Un turbo plus petit monte plus facilement en vitesse : il tourne plus vite, et demande moins dâĂ©nergie pour ĂȘtre accĂ©lĂ©rĂ©. RĂ©sultat : il devient plus simple dâatteindre la pression de suralimentation nĂ©cessaire, ce qui rĂ©duit lâinquiĂ©tude au moment du dĂ©part.
Cela expliquerait aussi un signe visible en piste : les voitures motorisĂ©es par Ferrari utiliseraient la deuxiĂšme vitesse dans des virages oĂč dâautres sont dĂ©sormais descendus en premiĂšre.
đ Des bĂ©nĂ©fices qui dĂ©passent le seul dĂ©part arrĂȘtĂ©
Cette meilleure rĂ©activitĂ© ne se limiterait pas aux dĂ©parts. Des pilotes rivaux ont soulignĂ© la force des voitures Ferrari Ă lâaccĂ©lĂ©ration en sortie de virage, lĂ encore grĂące Ă une meilleure rĂ©ponse Ă lâaccĂ©lĂ©rateur.
Et sur la procĂ©dure de dĂ©part, la rĂ©pĂ©tabilitĂ© semble ĂȘtre un atout majeur : lâenvol des voitures Ă©quipĂ©es du moteur Ferrari a Ă©tĂ© cohĂ©rent sur plusieurs monoplaces. Ce nâest pas le cas de toutes les Ă©quipes, car trouver la bonne plage de rĂ©gime pour le turbo, puis rĂ©ussir le lĂącher proprement, nâa rien dâĂ©vident.
Un pilote a rĂ©sumĂ© la complexitĂ© de la situation ainsi : « tout semble se battre contre tout le reste ». Un sentiment qui ne semble pas sâappliquer aux voitures motorisĂ©es par Ferrari.
đ Ocon souligne des progrĂšs rapides et une marge selon le grip
Ocon se dit satisfait de la rĂ©pĂ©tabilitĂ© des dĂ©parts avec la motorisation Ferrari. Il prĂ©cise que ce nâest « pas encore tout Ă fait comme lâan dernier », mais que câest dĂ©jà « nulle part proche de ce que câĂ©tait au dĂ©but de lâessai et quand on a essayĂ© ces voitures pour la premiĂšre fois ».
Il conclut sur une dynamique encourageante :
« CâĂ©tait plutĂŽt fort ces deux derniers jours, la façon dont on est partis. On est contents. Il faut voir quand on ira sur des pistes oĂč il y a beaucoup plus dâadhĂ©rence sur la trajectoire. »
â Conclusion đź
Ă BahreĂŻn, les dĂ©parts arrĂȘtĂ©s ont mis en lumiĂšre un avantage potentiel des moteurs Ferrari dans la transition dĂ©licate vers la gĂ©nĂ©ration 2026 : un turbo plus petit et plus rĂ©actif, dans un contexte sans MGU-H et avec une procĂ©dure de dĂ©part repensĂ©e. Si les essais ne font pas une saison, la capacitĂ© Ă rĂ©pĂ©ter un dĂ©part performant pourrait devenir un ĐŸŃŃжОД dĂ©cisif lorsque les feux sâĂ©teindront pour de vrai.
La suite dira si cet avantage tient sur des circuits aux niveaux dâadhĂ©rence trĂšs diffĂ©rents â et si la « fusĂ©e » Ferrari garde sa trajectoire quand la pression montera.
Foire aux Questions
Pourquoi les départs sont-ils plus compliqués avec les moteurs F1 2026 ?
Parce quâil nây a plus de MGU-H pour aider Ă prĂ©parer le turbo Ă©lectroniquement avant que le pilote ne demande la puissance. Les Ă©quipes doivent donc trouver dâautres mĂ©thodes pour garantir une pression de suralimentation suffisante au moment du dĂ©part.
Quâest-ce que le MGU-K et quel est son rĂŽle en 2026 ?
Le MGU-K est la machine électrique liée au freinage et à la transmission de puissance aux roues. En 2026, elle est renforcée et fournit une part importante de la puissance, avec une répartition proche du 50/50 entre électrique et V6.
Pourquoi un turbo plus petit peut aider au dĂ©part arrĂȘtĂ© ?
Un turbo plus petit peut monter plus vite en rĂ©gime et demande moins dâĂ©nergie pour accĂ©lĂ©rer. Il est donc plus facile dâatteindre rapidement la pression de suralimentation nĂ©cessaire pour une rĂ©ponse immĂ©diate Ă lâaccĂ©lĂ©rateur.
Pourquoi voit-on les pilotes faire monter le régime moteur avant le départ ?
Cette montĂ©e en rĂ©gime Ă lâarrĂȘt sert Ă aider à « prĂ©-lancer » le turbo, afin de rĂ©duire le dĂ©lai de rĂ©ponse et dâamĂ©liorer lâaccĂ©lĂ©ration dĂšs le lĂącher.
Les dĂ©parts dâessais sont-ils vraiment reprĂ©sentatifs dâune course ?
Ils restent Ă interprĂ©ter avec prudence, car les rĂ©glages peuvent varier et la situation nâest pas identique Ă une course. Mais ils sont pris trĂšs au sĂ©rieux, car ils offrent une occasion rare de tester une procĂ©dure essentielle dans des conditions proches.
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