S’il fallait trouver la manière la plus rapide de mettre en colère les fans du MotoGP dès le premier jour d’une nouvelle ère, supprimer Phillip Island du calendrier ferait partie des choix les plus explosifs.

Et si, en plus, l’objectif était d’irriter les pilotes en remplaçant ce rendez-vous culte par un tracé qu’ils pourraient juger dangereusement inadapté, l’idée d’une course en ville coche toutes les cases.

🏁 Un changement qui braque fans… et pilotes

C’est pourtant le scénario qui se dessine : l’emblématique Phillip Island serait remplacé par une épreuve sur un circuit urbain au centre d’Adelaïde, ville australienne rivale.

Le MotoGP se retrouve désormais sous l’appellation « MotoGP Sports Entertainment Group », depuis la prise de contrôle par Liberty Media (propriétaire de la Formule 1). Mais, dans les faits, la décision est présentée comme venant de Dorna et de la famille Ezpeleta, toujours aux commandes opérationnelles.

Supprimer Phillip Island au profit du circuit urbain d’Adelaïde en MotoGP est injustifiable

🌊 Phillip Island : un joyau difficile à remplacer

Phillip Island est décrit comme le circuit le plus aimé du calendrier. Le retirer, c’est toucher à un symbole du MotoGP moderne, et à une piste considérée comme une référence en termes de spectacle et de prestige.

Dans ce contexte, remplacer un lieu aussi identifié par un tracé urbain, forcément plus contraint par son environnement, ressemble moins à une évolution naturelle qu’à une rupture.

🏙️ Le récit officiel : “meilleur pour le public”

La justification attendue est classique : ce serait bénéfique pour la moto en Australie, avec une course en centre-ville façon grand événement, plus facile d’accès pour les fans, et une expérience plus “complète”, à l’image de ce que la Formule 1 a réussi à populariser.

Mais le cœur du déplacement n’est pas sportif : l’explication avancée ici tient surtout à l’argent. L’État d’Australie-Méridionale proposerait un chèque plus important, avec en toile de fond une vieille rivalité : il y a 30 ans, l’État de Victoria avait récupéré la Formule 1, en la faisant passer d’Adelaïde à Melbourne.

🛑 Sécurité : le grand point de rupture

Dorna répète régulièrement que la sécurité des pilotes est la priorité numéro un. Pourtant, en observant le tracé proposé à Adelaïde (à la fois via des vues cartographiques et après s’être rendu sur place), l’auteur de l’analyse ne voit pas comment le site pourrait être rendu sûr pour le MotoGP sans transformations massives.

Le problème central est simple : l’espace manquerait pour aménager des zones de dégagement adaptées, au point que rendre l’ensemble compatible avec des prototypes aussi rapides impliquerait, selon cette lecture, de supprimer des centaines d’arbres, ainsi que des bâtiments et des maisons. Autrement dit : des travaux difficilement imaginables au cœur d’une ville.

Le projet de circuit urbain d’Adelaïde au cœur de la controverse

⚠️ Un retour en arrière assumé ?

Le sentiment exprimé est celui d’un recul historique : trois décennies d’efforts pour rendre le MotoGP aussi sûr que possible, et une décision qui donnerait l’impression de revenir aux années 1970.

En regardant l’ancien circuit de Formule 1 d’Adelaïde — encore utilisé aujourd’hui par les Supercars — la comparaison devient volontairement provocatrice : autant imaginer une course MotoGP à Monaco ou à Macao. D’après cette grille de lecture, le niveau de risque serait du même ordre que ce que propose, aujourd’hui, un urbain à Adelaïde.

🏎️ “Ce sera plus sûr” : l’argument qui ne tient pas sans démolir

Le MotoGP affirme que la nouvelle version d’Adelaïde serait non seulement plus attractive, mais aussi bien plus sûre que le circuit actuel.

Le contre-argument repose sur les contraintes physiques : à moins de raser des éléments fixes du centre-ville, il paraît impossible d’imaginer un tracé réellement prêt pour des motos MotoGP d’environ 320 chevaux — sans parler d’un peloton complet de jeunes pilotes en Moto3.

🧭 La conclusion logique : The Bend en embuscade

Une autre option existe pourtant en Australie-Méridionale : The Bend, un circuit permanent situé à environ une heure et demie du futur urbain proposé, dans une zone isolée au milieu des terres agricoles.

Ce site chercherait depuis des années à attirer de grands événements internationaux. Il appartient à la famille Shahin, des milliardaires australiens qui n’auraient pas caché leurs démarches publiques auprès des responsables politiques locaux pour soutenir une candidature visant à récupérer le MotoGP au détriment de Phillip Island.

Dans cette logique, il devient difficile d’imaginer que l’histoire ne finisse pas, tôt ou tard, à The Bend — peut-être tout simplement parce qu’il serait finalement admis qu’Adelaïde ne peut pas être rendue compatible avec les exigences de sécurité du MotoGP.

🎭 Le risque sportif : perdre un monument pour un tracé plus fade

Si The Bend devait devenir l’avenir du Grand Prix d’Australie moto, le MotoGP aurait alors échangé l’un des plus grands circuits au monde contre une piste jugée plus plate, moins spectaculaire, et réputée pour produire des courses moto plutôt ternes.

🔮 Conclusion : entre vitrine urbaine et ADN du MotoGP

Cette bascule pose une question de fond : faut-il privilégier l’impact d’une grande course en ville, ou protéger ce qui fait l’identité sportive et émotionnelle du MotoGP ?

L’avenir dira si ce pari peut tenir ses promesses… ou si la réalité du terrain ramènera la discipline vers une solution plus durable.

Foire aux Questions

Pourquoi Phillip Island est-il autant apprécié en MotoGP ?

Parce qu’il est présenté comme le circuit le plus aimé du calendrier, avec un statut iconique qui en fait un rendez-vous majeur pour les fans et un symbole fort de la discipline.

Pourquoi un circuit urbain peut-il poser plus de problèmes de sécurité ?

Un tracé en ville est entouré d’éléments fixes (murs, trottoirs, arbres, bâtiments) et offre souvent moins d’espace pour créer de grandes zones de dégagement, essentielles à haute vitesse.

Qu’est-ce qui rend Adelaïde particulièrement difficile à adapter au MotoGP ?

L’analyse souligne un manque d’espace : rendre le circuit réellement sûr nécessiterait, selon cette lecture, de lourdes modifications du centre-ville (arbres, commerces, habitations), ce qui paraît peu réaliste.

Pourquoi la puissance des MotoGP est-elle un facteur clé dans ce débat ?

Le texte rappelle l’ordre de grandeur (environ 320 chevaux). À ce niveau de performance, les exigences en matière de freinage, d’échappatoire et de protection sont particulièrement élevées, surtout en environnement urbain.

Qu’est-ce que The Bend, et pourquoi revient-il dans la discussion ?

The Bend est un circuit permanent en Australie-Méridionale, à environ une heure et demie d’Adelaïde. Il est évoqué comme une alternative crédible si un urbain ne peut pas répondre aux standards de sécurité, et parce que ses propriétaires pousseraient activement pour attirer le MotoGP.

En marge de ce virage stratégique, le rêve automobile reste à portée: une Porsche 911 en LOA. Avec Joinsteer, leasing, garanties et achat à distance s’alignent comme un train parfait sur la grille.

Joinsteer, votre marketplace automobile

Joinsteer scanne toute l’Europe pour trouver LE véhicule de vos rêves et vous le délivrer dans les meilleures conditions.
Visiter la marketplace