Formule E 2025‑26 : prédictions, favoris, surprises et rookies à suivre 🔥

Où est passé le temps ? À peine le monde électrique s’habituait‑il aux monoplaces Gen3 que la Formule E aborde déjà sa dernière saison avec ce package technique. Au seuil d’une campagne 2025‑26 qui s’annonce comme la plus dense et la plus fine de l’ère Gen3, les écarts se resserrent, les équipes ont capitalisé des montagnes de données, et chaque détail — gestion de l’énergie, stratégie d’attaque, efficacité aérodynamique et logiciel — peut faire basculer un championnat.
Au programme : un calendrier mêlant circuits urbains emblématiques et tracés plus rapides, un peloton où les écarts se mesurent en dixièmes d’énergie par tour, et une bataille stratégique qui ne laissera aucune place à l’improvisation. Dans ce guide prospectif, nous synthétisons les grandes lignes qui devraient rythmer la saison : le duel pour le titre, le nombre de vainqueurs potentiels, les tendances de fond qui peuvent tout bouleverser et la trajectoire des rookies les plus attendus. Objectif : vous donner une vision claire, argumentée et actionnable de ce que pourrait être la Formule E 2025‑26 — pour suivre chaque E‑Prix avec un coup d’avance.
Qui sera champion en 2025‑26 ? 🏆
La question brûle toutes les lèvres : qui soulèvera le trophée au terme de la dernière saison Gen3 ? Plusieurs noms émergent logiquement, mais un favori se dégage par sa constance, sa maîtrise énergétique et la maturité opérationnelle de son équipe : Pascal Wehrlein. Le pilote allemand coche aujourd’hui toutes les cases du champion type de la Formule E moderne : vitesse pure en qualifications, sens aigu de l’anticipation dans le peloton à lift‑and‑coast élevé, et une remarquable propreté dans l’exécution stratégique.
Derrière ce favori, le bloc des prétendants est plus fourni que jamais :
- Mitch Evans (Jaguar) : probablement l’adversaire le plus naturel de Wehrlein. Jaguar a fini la dernière campagne en trombe et possède un châssis‑groupe motopropulseur au rendement redoutable. Si l’équipe convertit mieux ses opportunités en points massifs les week‑ends de double manche, Evans peut pousser jusqu’à la finale de Londres.
- Oliver Rowland : ultra‑tranchant en rythme de course, agressif mais de plus en plus maîtrisé dans sa gestion d’énergie, il fait partie des pilotes capables d’empiler les podiums. Son défi : lisser les creux de forme pour ne pas dilapider l’avance acquise lors de ses pics.
- Nyck de Vries (Mahindra) : le mariage de l’expérience, d’un style propre et d’une structure en pleine ascension peut surprendre. S’il convertit ses qualifs en bonnes positions de grille, la régularité pourrait le placer très haut au général.
- Nick Cassidy (Citroën) : pilote complet et d’une constance rare sur trois saisons, il change de couleurs mais pas d’ambition. Si l’environnement technique se met vite à son service, Cassidy jouera le titre — a minima jusqu’à l’été.
- Antonio Félix da Costa : sa science de la course et sa capacité à compenser un déficit relatif de rythmes par des choix stratégiques malins peuvent lui offrir une route vers le haut du classement, surtout dans les double‑headers où l’adaptation overnight paie gros.
Au‑delà des individualités, la clé d’un sacre 2025‑26 résidera dans l’exécution collective et la réactivité stratégique. L’équipe la plus rapide à comprendre l’empreinte énergétique de chaque tracé, à calibrer l’attack mode sans gaspiller, et à fiabiliser ses arrêts de sécurité (neutralisations, interventions de la Direction de course) prendra un avantage structurel.

Pronostic central : Wehrlein demeure la valeur la plus sûre pour le titre, mais attendez‑vous à un final à plusieurs têtes, avec Evans, Rowland et possiblement de Vries dans le groupe de chasse. La différence se fera autant au simulateur que sur la piste.
Combien de vainqueurs différents et où ? 🗺️
La beauté de la Formule E, c’est sa profondeur compétitive : selon la physionomie des courses (aspiration, gestion d’énergie, zones d’attaque, sécurité), on peut facilement imaginer entre huit et dix vainqueurs différents cette saison. Les circuits à haute vitesse moyenne favorisent l’intelligence de groupe et la consommation maîtrisée, tandis que les tracés plus techniques récompensent la capacité à déclencher l’attaque au bon tour — et à survivre au chaos maîtrisé des derniers kilomètres.
Projection par grands rendez‑vous du calendrier :
- Sao Paulo : souvent propice à des arrivées très serrées, il peut sourire à une Mahindra en forme et à un pilote comme Edoardo Mortara, solide en pack racing.
- Mexico City : gestion thermique et dénivelé de l’Autódromo. Maximilian Günther a le profil pour performer, avec des Porsche toujours menaçantes dans la fenêtre course.
- Miami : fort potentiel pour les groupes motopropulseurs efficaces sur les lignes droites. Wehrlein peut y décrocher une victoire charnière.
- Jeddah (x2) : tracé fluide où les Nissan‑powered sont historiquement véloces. Taylor Barnard pourrait y cueillir un premier succès, Oliver Rowland demeure un client.
- Madrid : territoire favorable aux équipes qui lisent vite l’évolution de la piste. Porsche et Wehrlein peuvent y bâtir leur campagne.
- Berlin (x2) : piste aux multiples visages selon le revêtement et la météo. Jaguar et da Costa en embuscade, Wehrlein toujours dans les bons coups.
- Monaco (x2) : la précision prime. Rowland peut y retrouver la victoire, de Vries peut y rappeler son sens du timing.
- Sanya : conditions à faible vitesse avec pièges d’adhérence, idéal pour un fin tacticien comme da Costa.
- Shanghai (x2) : profil plus rapide, bénéfique aux monoplaces au drag maîtrisé. Penske et DS ont montré de belles choses dans cette fenêtre.
- Tokyo (x2) : ambiance électrique et pression locale. Un premier succès Citroën pour Cassidy n’aurait rien d’illogique, Rowland motivé à domicile constructeur.
- Londres (x2) : terrain de prédilection de Jaguar, où Evans et da Costa pourraient conclure en fanfare — avec le titre potentiellement en jeu.
Si l’on agrège ces tendances, un scénario avec 9 à 10 vainqueurs est plausible. Les multi‑gagnants les plus probables : Wehrlein, da Costa et Rowland. Dans le sillage, Barnard, Günther, Mortara, de Vries, Cassidy et Evans ont toutes les cartes pour décrocher au moins une victoire.

Le point clé pour comprendre ces projections : les double‑headers récompensent les équipes qui apprennent vite, optimisent la récup’ et ajustent la cartographie entre samedi et dimanche. Les titres se gagnent autant sur les évolutions overnight que sur un tour canon en qualifs.
Surprises et dynamiques cachées de la saison ⚡
Mahindra, l’invité qui bouscule la hiérarchie ? Le rythme de progression affiché ces derniers mois n’est plus une anecdote : montée en puissance technique, exploitation logicielle plus fine et efficacité énergétique mieux tenue sur les fins de courses. Ajoutez un duo de pilotes travailleurs et une bonne qualité d’exécution, et vous obtenez un package capable de jouer le podium au général — voire d’alimenter un duel pour le titre si la courbe de performance reste ascendante.
Le front Stellantis/Citroën‑DS pourrait également nourrir un scénario très piégeux pour la concurrence : avec quatre pilotes capables de gagner des courses, la marque a l’arsenal pour viser la couronne constructeurs. L’enjeu : équilibrer le programme piste 2025‑26 avec l’immense charge de développement du Gen4. C’est un exercice d’alignement industriel, sportif et humain ; ceux qui gèreront le mieux ces priorités croisées récolteront gros.
Porsche, pour sa part, dispose d’un socle d’efficacité rarement pris en défaut. Si l’équipe convertit davantage ses positions de départ en victoires sans laisser de points en route, l’association marque‑pilote avec Wehrlein peut se transformer en rouleau compresseur — sans pour autant tuer le suspense tant la concurrence a progressé.
Jaguar reste, dans le jeu à somme nulle de la stratégie électrique, l’épouvantail sur les week‑ends où la précision opérationnelle prime. Evans et son nouvel environnement peuvent enclencher un mode gestion‑attaque qui détricote les trains de tête aux moments décisifs.
Au cœur de ces forces en présence, plusieurs dynamiques feront la différence :
- Gestion de l’attack mode : l’art de l’activer sans s’exposer à la contre‑attaque, surtout dans les pelotons denses.
- Lecture des neutralisations : optimiser l’énergie résiduelle après Safety Car ou Full Course Yellow pour gagner un tour stratégique.
- Qualif’ vs course : certains packages brillent sur un tour, d’autres sur 45 minutes. Savoir quand s’accrocher au top‑3 de la grille et quand miser sur la remontée économe est une science en soi.
- Adaptation overnight : les doubles manches récompensent l’apprentissage accéléré ; la qualité du simulateur et la coordination ingénieurs‑pilotes sont capitales.
Enfin, n’oublions pas la toile de fond : la montée du Gen4. Les structures devront investir en R&D sans diluer la performance immédiate. Ceux qui garderont le cap sur le présent tout en préparant l’avenir trouveront un équilibre rare — et souvent gagnant.

Quels critères pour parler de « saison réussie » ? Si la Formule E coche ces cases, l’année sera mémorable : une lutte pour le titre qui se joue à Londres, un nombre élevé de vainqueurs, une visibilité grandissante (docs et contenus enrichis), une présence confirmée de Londres au calendrier, et l’arrivée ou l’engagement renforcé d’un constructeur chinois à moyen terme. Sur la piste, on veut des manches au scénario ouvert, mais sans excès de neutralisations. En coulisses, une communication transparente sur la transition Gen4 pour entretenir l’élan sans vampiriser l’intérêt sportif immédiat.

Rookies à suivre : Felipe Drugovich et Pepe Martí 🎓
Entrer en Formule E au crépuscule d’une réglementation n’est jamais simple : l’écosystème a déjà optimisé ses process, et les références de consommation sont connues à la décimale près. Pourtant, 2025‑26 peut offrir une rampe d’accès idéale à deux profils prometteurs : Felipe Drugovich et Pepe Martí.
Felipe Drugovich : son bagage en monoplace et ses piges réussies démontrent une capacité à lire vite la course. Son adaptation à la gestion d’énergie — point cardinal de la discipline — sera déterminante. Dans une structure solide, Drugovich peut viser des points réguliers dès le premier tiers de la saison, et des podiums opportunistes dès que les neutralisations redistribuent les cartes. Un scénario réaliste le voit approcher le top‑6 du championnat si la courbe d’apprentissage reste tendue.
Pepe Martí : intégration plus tardive, défi plus abrupt. L’objectif prioritaire sera d’absorber la « grammaire » Formule E : économiser sans surconsommer de pneu, déclencher l’attack mode au tour utile, et savoir rendre un tour à fort delta d’énergie sans sortir du rythme de groupe. Sa saison peut s’écrire en paliers : d’abord les points, puis des top‑5 à l’approche de l’été, voire un coup d’éclat en qualifications sur un tracé large comme Shanghai. La constance fera foi : réduire les week‑ends sans points sera la métrique n°1.
Au‑delà des cas individuels, rappelons les trois compétences qui transforment un rookie en valeur sûre en Formule E :
- La mémoire énergétique : savoir exactement où lever, où régénérer et comment lisser une courbe de conso dans un peloton mouvant.
- La propreté de pilotage : chaque frottement inutile coûte en énergie et en pneus — et donc en position finale.
- Le sens du temps fort : convertir les fenêtres de jeu en points, surtout en double manche où le dimanche récompense ceux qui apprennent le samedi.
Si Drugovich parvient à se hisser au niveau d’un leader d’équipe sur quelques rendez‑vous et si Martí franchit les étapes sans brûler la gomme, les deux rookies peuvent marquer durablement les esprits et verrouiller une place de choix au moment d’entrer dans l’ère Gen4.

En résumé, la Formule E 2025‑26 promet un mano a mano de très haut niveau pour le titre, un nombre record de vainqueurs potentiels, des surprises d’ampleur — à commencer par la possible confirmation de Mahindra au plus haut niveau — et une génération montante prête à bousculer la hiérarchie. Tout est en place pour une saison de référence, à la fois sportive, stratégique et narrative.
À l’aube de la dernière année Gen3, une certitude : si l’on conjugue audace, précision et intelligence collective, l’électrique peut offrir l’émotion la plus pure du sport — et nous rappeler qu’en Formule E, l’avenir s’écrit à la vitesse de la lumière.
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