La Formule E devra évoluer si elle veut que la Gen4 franchisse un cap

À quoi ressemblera la Formule E Ă  l’ùre Gen4 ? On commence dĂ©jĂ  Ă  entrevoir les lignes directrices de la future voiture, annoncĂ©e comme un saut de performances. Mais une question domine tout le reste : comment cette Gen4 va-t-elle courir et Ă  quoi ressemblera le format de course lorsque ces monoplaces seront en piste l’an prochain ?

L’enjeu dĂ©passe le simple dĂ©tail de rĂšglement. Quand une catĂ©gorie gagne en puissance, en accĂ©lĂ©ration et en vitesse de pointe, c’est tout l’écosystĂšme du spectacle sportif qui doit ĂȘtre recalibrĂ© : la maniĂšre de se dĂ©passer, de gĂ©rer l’énergie, d’attaquer, de dĂ©fendre, et mĂȘme la façon dont les qualifications mettent en scĂšne la performance. Aujourd’hui, les dĂ©cisions ne sont pas figĂ©es : les Ă©lĂ©ments de format sont en cours d’étude, simulĂ©s, affinĂ©s, puis devront ĂȘtre inscrits dans les rĂšglements sportifs.

Ce flou n’empĂȘche pas les dĂ©bats de s’animer. Car la Gen4 est prĂ©sentĂ©e comme une Ă©tape de maturitĂ© : une Formule E plus rapide, plus affirmĂ©e, plus « adulte » dans sa crĂ©dibilitĂ© sportive, tout en conservant ce qui fait son identitĂ© depuis ses dĂ©buts : l’innovation de format et la capacitĂ© Ă  proposer des courses oĂč la stratĂ©gie et la gestion d’énergie jouent un rĂŽle central.

⚡ Une nouvelle gĂ©nĂ©ration plus performante
 et des courses Ă  rĂ©inventer

Si la Gen4 promet un niveau de performance inĂ©dit, elle impose mĂ©caniquement une rĂ©flexion : un format pensĂ© pour une gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente ne valorise pas forcĂ©ment une voiture plus rapide. Pour que la Gen4 « respire », il faut lui offrir un cadre oĂč elle peut montrer sa vitesse, ses relances, et ce que le championnat veut mettre en avant : des dĂ©passements au contact et une accĂ©lĂ©ration spectaculaire.

Cette recherche d’équilibre se heurte Ă  une rĂ©alitĂ© : la discipline s’est construite avec des Ă©lĂ©ments expĂ©rimentaux. Certains ont fait dĂ©bat par le passĂ©, d’autres se sont installĂ©s plus durablement dans l’ADN sportif. Mais Ă  mesure que la Formule E grandit, l’ambition devient double : garder une part d’innovation sans fragiliser la perception d’un sport de haut niveau cohĂ©rent et lisible.

Dans cet esprit, l’objectif affichĂ© consiste Ă  faire de la voiture la vedette. Ce n’est pas qu’une formule : cela implique de soigner l’environnement dans lequel la performance se rĂ©vĂšle. Si les monoplaces Gen4 peuvent atteindre des vitesses plus Ă©levĂ©es et produire des phases d’accĂ©lĂ©ration plus marquĂ©es, alors le format doit Ă©viter de brider ces moments-clefs. Le futur rĂšglement devra donc arbitrer entre spectacle, Ă©quitĂ© sportive, comprĂ©hension pour le public, et logique technique.

🏁 Qualifications : un format apprĂ©ciĂ©, mais pas intouchable

Parmi les Ă©lĂ©ments citĂ©s comme apprĂ©ciĂ©s, le format de qualifications actuel tient une place particuliĂšre. Il est prĂ©sentĂ© comme un point fort, notamment grĂące Ă  son systĂšme de duels. L’idĂ©e gĂ©nĂ©rale n’est pas de tout renverser : des ajustements modestes pourraient suffire si l’architecture globale donne satisfaction.

Cette approche prudente dit beaucoup de la phase actuelle : on ne cherche pas Ă  « faire du neuf pour faire du neuf », mais Ă  s’assurer que chaque piĂšce du puzzle sert la Gen4. Si la voiture progresse, la qualification doit-elle Ă©voluer pour mieux reflĂ©ter le nouveau niveau de performance ? Faut-il adapter certains paramĂštres pour Ă©viter des Ă©carts trop grands, ou au contraire pour favoriser des tours plus expressifs ? Pour l’instant, la tendance dĂ©crite est celle de la continuitĂ© : conserver ce qui fonctionne, et retoucher ce qui doit l’ĂȘtre.

Dans les prochaines étapes, les simulations et le travail de définition permettront de vérifier si la Gen4 exige une relecture de certains détails : déroulé des phases, rythme global de la séance, ou articulation entre performance pure et capacité à reproduire cette performance le lendemain en course.

🔋 Attack Mode : plutĂŽt conserver, mais affiner les dĂ©tails

Quand on parle de Formule E, il est impossible d’ignorer la dimension stratĂ©gique. Et dans cette stratĂ©gie, Attack Mode joue un rĂŽle central. Les indications actuelles vont dans le sens d’une certaine stabilitĂ© : il n’est pas envisagĂ© de le remettre en cause dans ses fondations, car il est considĂ©rĂ© comme un mĂ©canisme qui fonctionne bien en course.

En revanche, « conserver » ne signifie pas « figer ». Des modifications lĂ©gĂšres peuvent ĂȘtre Ă©tudiĂ©es, notamment autour de la durĂ©e d’utilisation et de la façon dont ces activations sont rĂ©parties. Ce type d’ajustements peut paraĂźtre minime, mais il influence fortement l’histoire d’une course : le moment oĂč l’on attaque, la maniĂšre dont on piĂšge un adversaire, ou la capacitĂ© Ă  revenir dans un trafic dense.

Les simulations en cours servent prĂ©cisĂ©ment Ă  cela : tester des scĂ©narios, vĂ©rifier l’équilibre entre le gain de performance temporaire et la lisibilitĂ© de la stratĂ©gie. L’objectif implicite est double : prĂ©server ce qui rend Attack Mode intĂ©ressant, tout en s’assurant qu’il s’insĂšre harmonieusement dans l’écosystĂšme Gen4.

Dans un championnat oĂč l’énergie, l’adhĂ©rence et le rythme se rĂ©pondent en permanence, la moindre variation de durĂ©e ou de puissance peut transformer la physionomie des dĂ©passements. La direction prise, pour l’instant, ressemble donc Ă  un rĂ©glage fin plutĂŽt qu’à une rupture.

đŸ§Ș Un rĂšglement encore en construction : simulations, essais et fenĂȘtre de flexibilitĂ©

La rĂ©alitĂ© la plus importante, Ă  ce stade, est que beaucoup reste Ă  dĂ©finir. Les paramĂštres sportifs ne se dĂ©cident pas d’un claquement de doigts : ils se dĂ©duisent d’un ensemble de contraintes techniques et de testings. La phase actuelle comporte une dimension structurante : bĂątir une « enveloppe » de fonctionnement, puis dĂ©finir un cadre de validation suffisamment large pour permettre au format sportif de respirer.

Plusieurs axes apparaissent dans les éléments évoqués :

1) La puissance d’Attack Mode : un rĂ©glage qui influence la dynamique de dĂ©passement et le risque associĂ©.

2) Les quantitĂ©s de lift-off (les phases oĂč le pilote relĂąche l’accĂ©lĂ©rateur) : un paramĂštre intimement liĂ© Ă  la gestion d’énergie et Ă  la stratĂ©gie d’efficience.

3) Les tracĂ©s et le type de circuits : le choix des layouts et des pistes influence directement l’intĂ©rĂȘt d’une stratĂ©gie, l’opportunitĂ© de dĂ©passer et la maniĂšre dont la voiture met en valeur sa performance.

Ces paramĂštres ne vivent pas sĂ©parĂ©ment. Un format de course qui fonctionne sur un type de tracĂ© peut devenir moins lisible ailleurs. De mĂȘme, un rĂ©glage de puissance peut crĂ©er des dĂ©passements spectaculaires
 ou des Ă©carts trop brusques. D’oĂč la volontĂ© d’offrir « un operating window » le plus large possible, tout en reconnaissant qu’il existe des limites.

Dans cette logique, les fabricants et les Ă©quipes sont invitĂ©s Ă  fournir des tests et des simulations spĂ©cifiques. Et la dĂ©finition finale doit arriver suffisamment tĂŽt pour figer le cadre d’exploitation, sans pour autant bloquer l’innovation.

La Gen4 de Formule E devra évoluer pour franchir un cap

Un autre point ressort : le travail menĂ© pour sĂ©curiser le projet. La construction initiale et la stabilisation du programme Gen4 ont mobilisĂ© des ressources supplĂ©mentaires, avec la volontĂ© d’éviter les difficultĂ©s des premiers temps de la Gen3. AprĂšs cette phase de consolidation, l’accent se dĂ©place : les fabricants dĂ©veloppent leurs voitures, tandis que l’organisation sportive polit le spectacle.

Les essais collectifs et les sessions dĂ©diĂ©es servent aussi de jalons : ils permettent de faire tourner la voiture, de dĂ©tecter les difficultĂ©s d’intĂ©gration pour certains acteurs, et surtout de nourrir la rĂ©flexion sur le format sportif. Et cette rĂ©flexion doit s’intensifier lors de tests ultĂ©rieurs, au fil de l’annĂ©e, pour arriver Ă  une dĂ©cision suffisamment mĂ»re.

L’approche dĂ©crite met aussi en avant les simulations de course : tester diffĂ©rents niveaux de puissance, explorer une forme de « scheduling » de puissance, situer les limites, et comprendre oĂč se trouve le meilleur Ă©quilibre entre puissance, phases de lift, et grip disponible sur la nouvelle voiture. Autrement dit : s’assurer que la Gen4 gĂ©nĂšre un spectacle cohĂ©rent, compĂ©titif et comprĂ©hensible.

🚩 Ce que la Gen4 pourrait changer concrùtement dans le spectacle en piste

MĂȘme si les dĂ©cisions finales ne sont pas connues, les intentions donnent une direction claire : la Gen4 doit permettre Ă  la Formule E d’afficher une performance plus spectaculaire sans perdre son identitĂ©. Cela implique plusieurs consĂ©quences possibles sur la maniĂšre dont les courses seront perçues et vĂ©cues.

D’abord, la place accordĂ©e Ă  la vitesse de pointe et Ă  la capacitĂ© des voitures Ă  « s’exprimer ». Quand un championnat veut montrer qu’il grandit, il cherche souvent Ă  rendre plus visibles les aspects « physiques » : vitesse, accĂ©lĂ©ration, combats roue contre roue. Le format doit alors Ă©viter de produire une course oĂč la voiture semble toujours contrainte, ou oĂč les moments de performance pure sont trop rares.

Ensuite, la question de la lisibilitĂ© stratĂ©gique. La Formule E a construit une partie de son intĂ©rĂȘt sur des choix tactiques, et Attack Mode en est un symbole. Si l’on joue sur la durĂ©e, la puissance ou la rĂ©partition des activations, il faudra prĂ©server un principe : que le public puisse comprendre ce qui se joue, mĂȘme sans ĂȘtre spĂ©cialiste. Une stratĂ©gie passionnante devient fragile si elle est incomprĂ©hensible.

Enfin, il y a les circuits. Les types de tracĂ©s choisis et leurs configurations influencent directement la qualitĂ© des dĂ©passements. La rĂ©flexion sur Season 13 (2026-27) Ă©voque ce lien : il ne s’agit pas seulement de rĂ©gler une voiture, mais de penser un ensemble « voiture + format + circuits ». Si la Gen4 est plus performante, alors la sĂ©lection des layouts devient un levier majeur pour offrir des zones d’attaque cohĂ©rentes et une dynamique de course stable.

🌍 Une Ă©tape de maturitĂ© : innover sans perdre la crĂ©dibilitĂ© sportive

Le cƓur du dĂ©bat Gen4 peut se rĂ©sumer ainsi : comment grandir sans se renier ? La discipline s’est construite sur une promesse : un sport moderne, technologique, capable d’expĂ©rimenter. Mais en cherchant Ă  ĂȘtre reconnue comme une rĂ©fĂ©rence sportive pleinement installĂ©e, elle doit aussi dĂ©montrer de la stabilitĂ©, une logique de compĂ©tition solide, et un rĂ©cit sportif lisible.

Cette tension n’est pas nĂ©gative : elle est mĂȘme productive. C’est souvent dans ce genre d’équilibres que naissent les meilleurs formats. Conserver un systĂšme de qualifications apprĂ©ciĂ©, ne pas bouleverser Attack Mode, mais ajuster certains dĂ©tails : cela ressemble Ă  la mĂ©thode d’un championnat qui assume son identitĂ© tout en prĂ©parant une montĂ©e en gamme.

Le fait que les paramĂštres soient encore en cours de capture et que les simulations alimentent la dĂ©cision finale montre aussi une volontĂ© de rigueur : on ne change pas pour provoquer du bruit, on change pour s’aligner sur une nouvelle rĂ©alitĂ© technique. Et cette rigueur est prĂ©cisĂ©ment l’un des signes d’une discipline qui « grandit » : elle sait pourquoi elle conserve, et pourquoi elle modifie.

Si la Gen4 tient ses promesses, l’enjeu sera de donner au public une impression simple : voir les voitures exprimer leur potentiel, vivre des dĂ©passements au contact, et sentir que chaque dĂ©cision de stratĂ©gie a un sens. Car au fond, l’ambition est claire : que la voiture soit la star, et que le format soit son meilleur rĂ©vĂ©lateur.

Au moment oĂč la Gen4 se dessine, la Formule E a l’occasion de prouver qu’on peut Ă©voluer, affiner et oser, tout en restant fidĂšle Ă  l’esprit de compĂ©tition qui fait vibrer les courses.

Foire aux Questions

Qu’est-ce que la Gen4 en Formule E ?

La Gen4 dĂ©signe la prochaine gĂ©nĂ©ration de voiture de Formule E, attendue comme un saut de performance. Le rĂšglement sportif qui l’accompagnera est en cours d’élaboration et doit encore ĂȘtre finalisĂ©.

Le format de course va-t-il changer avec la Gen4 ?

Des ajustements sont Ă©tudiĂ©s et simulĂ©s, mais il est encore trop tĂŽt pour ĂȘtre dĂ©finitif. L’idĂ©e est de faire Ă©voluer ce qui est nĂ©cessaire pour mieux mettre en valeur les performances de la Gen4.

Attack Mode sera-t-il supprimé ou profondément modifié ?

Il n’est pas prĂ©vu de le remettre en cause dans son principe. En revanche, de lĂ©gĂšres adaptations peuvent ĂȘtre envisagĂ©es, notamment sur la durĂ©e d’utilisation et la rĂ©partition des activations.

Les qualifications vont-elles évoluer ?

Le format de qualifications, notamment avec son systĂšme de duels, est considĂ©rĂ© comme un Ă©lĂ©ment apprĂ©ciĂ©. Des modifications mineures pourraient ĂȘtre envisagĂ©es, sans bouleverser l’ensemble.

Pourquoi les simulations et les essais sont-ils si importants avant de décider ?

Parce que le format sportif dĂ©pend de paramĂštres techniques (puissance, gestion d’énergie, grip) et du type de circuits. Les simulations et tests permettent d’identifier les limites et de trouver un Ă©quilibre pour garantir un bon spectacle et une compĂ©tition cohĂ©rente.

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