JOINSTEER SQUAD · HYROX Nice 2026

2:08 de mieux.
Cap sur Barcelone.

56:26Chrono final · Double Pro
32eSur 451 équipes
13eCatégorie 25-29
6eTemps aux wall balls

Samedi 31 octobre, HYROX Nice, première vague du Double Pro. #16 Thomas Jurado retrouve Jules Chouvin, son binôme du Double Pro de Paris. Ils bouclent la course en 56:26, 2:08 plus vite qu'à Paris. Treize jours avant son premier Solo Pro, à Barcelone, Thomas raconte sa course, station par station.

Les 56:26, station par station. Temps et rangs : HYresult.

Les objectifs.

Le premier objectif était de me rapprocher au maximum de mon record en Double Pro, 55:17, réalisé avec Imad à Lyon. Mais cette fois, la configuration était différente. Jules et Imad n'ont pas les mêmes qualités. Jules est particulièrement solide sur les stations, un peu moins rapide sur la course à pied. Il fallait adapter la stratégie, trouver le bon équilibre et exploiter les points forts de chacun.

Nous avions aussi un point de comparaison : notre Double Pro à Paris, terminé en 58:34. L'idée était de mesurer nos progrès depuis cette première expérience ensemble et de construire une course plus efficace.

Nice devait aussi me servir de répétition générale avant mon premier HYROX Solo Pro, à Barcelone, le 13 novembre. Je voulais courir à des allures proches de celles que j'aimerais tenir en solo, évaluer ma capacité à relancer après chaque station et mieux appréhender les charges Pro.

Enfin, prendre du plaisir. Nous partions dans la première vague, aux côtés des meilleurs athlètes nationaux. Une belle occasion de profiter de l'ambiance, de se confronter à un très gros niveau et de donner le maximum.

1. SkiErg : un départ maîtrisé.

3:30Paris : 3:39−9 s

Dès le départ, on laisse les meilleurs partir devant. Pas question de se laisser embarquer dans un rythme qui n'est pas le nôtre et de le payer dès les premières stations. On arrive au SkiErg au milieu de la vague, avec déjà près de 300 mètres de retard sur les premiers.

La stratégie est simple : des relais de 150 mètres, puis je termine avec les 100 derniers mètres pour laisser Jules récupérer avant le deuxième run. Je suis à l'aise, je tiens mes relais entre 1:35 et 1:45 aux 500 mètres sans jamais me mettre dans le rouge. Un premier atelier propre, exactement ce qu'on cherchait.

2. Sled push : de bonnes sensations sur les charges Pro.

1:53Paris : 2:06−13 s

La relance est bonne, les jambes répondent. L'objectif : gérer intelligemment la charge pour ne pas se détruire les jambes dès le début de course. Je prends le premier relais et réalise environ 75 % de la longueur. Jules termine et attaque directement la suivante, puis je reprends pour la dernière demi-longueur.

Je me sens puissant, régulier, avec une bonne cadence, sans avoir l'impression de trop puiser dans mes réserves. À Lyon, avec Imad, nous avions fait 2:26. Même si la glisse varie d'une compétition à l'autre, c'est un premier point très positif en vue de Barcelone.

Sur le run suivant, je prends davantage le lead pour donner le rythme à Jules. Notre équilibre se joue sur la course à pied : maintenir une bonne allure sans le décrocher.

3. Sled pull : efficacité et communication.

3:13Paris : 2:57+16 s

Le plan : je démarre les longueurs, Jules les termine. On cherche à tirer fort, à limiter les temps morts et à être efficaces sur les transitions. La fatigue commence doucement à se faire sentir, mais on reste dans notre stratégie.

3:13, contre 2:57 à Paris. C'est le point à analyser : il reste des secondes à aller chercher, dans l'organisation des relais et la régularité des tirages.

4. Burpee broad jumps : une vraie progression.

2:05Paris : 2:40−35 s

Une station que je voulais particulièrement observer avant Barcelone. Et là, très bonne surprise. J'attaque environ 75 % de la première longueur avec une cadence régulière et une vraie sensation de contrôle. Les mouvements sont fluides, et on commence à reprendre du monde. Jules prend le relais, lui aussi en contrôle, sans exploser.

35 secondes gagnées.
Notre plus grosse progression.

À Lyon, avec Imad, nous avions fait 1:58. On s'en rapproche, avec une autre répartition des efforts. Je suis particulièrement content de cet atelier, qui fait pourtant partie de ceux que je redoute le plus en solo.

5. RowErg : récupérer intelligemment.

3:54Paris : 4:00 · Lyon : 4:05−6 s

Le plan est défini à l'avance : 300, 400, 300 mètres. Je commence et je termine. L'objectif n'est pas la performance sur le rameur, mais un bon rythme en récupérant au maximum. Jules prend son relais et tire fort, très fort même. Il me laisse finir les 300 derniers mètres dans de bonnes conditions. Encore quelques secondes gagnées, sans prendre davantage de risques.

6. Farmers carry : une adaptation payante.

1:21Paris : 1:36−15 s

La relance après le rameur est toujours délicate pour moi. Les jambes sont dures, j'ai besoin de quelques centaines de mètres pour retrouver de la fluidité. Je laisse Jules prendre le rythme, puis je reprends le lead en fin de run pour entrer en premier sur la station : deux kettlebells de 32 kg, sur 200 mètres.

Je pars fort, presque naturellement. Je me surprends à courir aussi vite avec les charges, mais je ne veux pas me mettre dans le rouge. Le plan, c'était 100 mètres chacun. Je coupe finalement à 75 mètres, juste avant le virage. Jules repart fort sur ses 100 mètres, et je termine les 25 derniers.

On n'a pas suivi le plan.
On a pris la bonne décision.

On reprend plusieurs places sur la station. C'est ce que je retiens : communiquer, s'adapter aux sensations, décider vite. C'est ce genre de détail qui fait la différence sur une course.

7. Sandbag lunges : s'accrocher jusqu'au bout.

2:56Paris : 3:12−16 s

Les derniers runs deviennent de plus en plus difficiles. Mais l'ambiance est incroyable : les meilleurs athlètes sont juste à côté de nous, et ça donne envie de se dépasser. On arrive aux fentes : 100 mètres avec 30 kg sur le dos, en quatre longueurs de 25 mètres.

Je limite au maximum les transitions, qui coûtent vite de précieuses secondes. Je fais les 25 premiers mètres, la transition avec Jules est parfaite. Au changement suivant, le sac commence à tomber : je le retiens comme je peux et on repart. La dernière transition, elle, est parfaite. Je termine la station, et on part pour le dernier run. À Lyon, avec Imad, c'était 2:50.

8. Wall balls : une très grosse fin de course.

3:246e temps sur 451 équipes

Dernière station, 100 wall balls. Je prends les 20 à 25 premières répétitions, puis je passe le relais à Jules. Et là, il fait parler l'une de ses grandes qualités : il est vraiment solide sur les wall balls. Grosse cadence. Les autres équipes arrivent progressivement, mais on reste concentrés sur notre course, nos transitions, notre rythme. Pas de panique : seulement deux no-reps sur toute la station.

À Paris, nous avions fait 3:21. Avec Imad, à Lyon, 3:46. On confirme notre solidité sur la dernière station, même après près d'une heure d'effort. Ligne d'arrivée : 56:26.

Thomas Jurado et Jules Chouvin après l'arrivée de HYROX Nice 2026
Thomas Jurado et Jules Chouvin, juste après la ligne
Écran d'arrivée de HYROX Nice 2026 affichant Jules C. / Thomas J. en 00:56:26
L'écran d'arrivée : Jules C. / Thomas J., 00:56:26

Bilan : une progression qui se confirme.

Très content de ma course. Et surtout, très content de notre course : 32e place sur 451 équipes, 13e dans notre catégorie d'âge, les 25-29 ans. Mais au-delà du classement, c'est notre progression depuis Paris qui me satisfait. Nous gagnons 2 minutes et 8 secondes. Et le plus intéressant, c'est de comprendre où.

StationNice 2026
avec Jules
Paris 2026
avec Jules
Lyon 2026
avec Imad
SkiErg3:303:393:40
Sled push1:532:062:26
Sled pull3:132:573:36
Burpee broad jumps2:052:401:58
RowErg3:544:004:05
Farmers carry1:211:361:29
Sandbag lunges2:563:122:50
Wall balls3:243:213:46
Stations22:1623:3123:50
Course à pied (8 km)30:2430:1327:08
Roxzone3:464:504:19
Total56:2658:3455:17
Double Pro Men. Source : HYresult. En jaune, le meilleur temps des trois courses sur la ligne.

Sur les stations, nous passons de 23:31 à Paris à 22:16 à Nice, soit 1:15 de mieux. Les gains les plus nets : les burpee broad jumps (−35 s), les fentes (−16 s), le farmers carry (−15 s) et le sled push (−13 s). Notre temps cumulé dans la Roxzone passe de 4:50 à 3:46, soit 1:04 de moins. Un écart à relativiser : la configuration des parcours et les distances de transition varient d'un événement à l'autre.

Sur les runs, en revanche, les temps sont très proches : 30:13 à Paris, 30:24 à Nice. Notre progression ne vient pas d'une course à pied plus rapide, mais d'une meilleure efficacité sur les stations et les transitions. C'est exactement ce que nous cherchions à construire avec Jules.

Deux binômes, deux stratégies.

La comparaison avec Lyon est tout aussi intéressante. À Nice, nous terminons 1:09 derrière mon record avec Imad, mais avec une répartition de l'effort complètement différente. Avec Imad, 27:08 sur les runs ; avec Jules, 30:24, soit 3:16 d'écart sur la course à pied. Mais avec Jules, nous sommes bien plus rapides sur les stations : 22:16 contre 23:50, soit 1:34 de mieux.

Avec Imad, nous pouvions miser sur la vitesse de course et maintenir une forte intensité entre les stations. Avec Jules, la stratégie consiste à maîtriser les runs pour exploiter notre efficacité et notre complémentarité sur les ateliers. Ce ne sont pas les mêmes courses, ni les mêmes sensations, ni les mêmes stratégies.

Le Double, c'est apprendre à s'adapter
à son partenaire.

Je suis fier de ce qu'on a réalisé ensemble, et fier de Jules, mon binôme.

Prochaine étape : Barcelone, premier Solo Pro.

Cette course m'apporte de la confiance à moins de deux semaines de Barcelone. J'ai réussi à maintenir de l'intensité sans exploser, à bien gérer mes efforts et à relancer correctement après la plupart des ateliers. Les burpees, le sled push et le farmers carry sont particulièrement encourageants. Deux points de vigilance : la relance après le rameur et la gestion du sled pull.

Évidemment, le Solo Pro sera une tout autre histoire. Personne pour prendre le relais sur les stations, et une gestion de l'effort beaucoup plus exigeante. C'est tout l'intérêt de Nice : prendre des repères, accumuler de l'expérience et construire ma stratégie.

L'objectif à Barcelone est double : découvrir les exigences du Solo Pro, et me rapprocher le plus possible de la barre des 60 minutes. Un chrono autour de 65 minutes serait déjà un objectif ambitieux mais réaliste pour une première. Les 60 minutes restent dans un coin de ma tête, mais je veux avant tout une course intelligente, régulière, et donner tout ce que j'ai.

La confiance est là.
Place à Barcelone.

Thomas Jurado, #16, JOINSTEER SQUAD.

Pour mémoire, Thomas a déjà couru 59:26 en Solo à Barcelone cette année, en catégorie Open. En Pro, les charges des ateliers de force sont plus lourdes. Son débrief de Genève avec Quentin Vieban : une minute d'erreurs, 27 secondes. L'histoire de la Squad : Les rêves ne s'achètent pas. Ils se vivent. Candidature : squad@joinsteer.com.

JOINSTEER SQUAD

Les rêves ne s'achètent pas.
Ils se vivent.

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