Le plateau MotoGP actuel donne une impression de jeunesse permanente : deux superstars en devenir, Fermin Aldeguer (nĂ© en 2005) et Pedro Acosta (nĂ© en 2004), cĂŽtoient un doyen, Johann Zarco, qui n’a que 35 ans. Et mĂȘme le pilote le plus expĂ©rimentĂ© et le plus titrĂ© du groupe, Marc Marquez, n’a que 32 ans.

Cette tendance paraĂźt logique : l’usure physique et le risque de blessure sur une saison n’ont jamais Ă©tĂ© aussi Ă©levĂ©s, et rester plus de dix saisons au plus haut niveau ressemble de plus en plus Ă  un pari difficile. En parallĂšle, les montĂ©es « prĂ©coces » depuis le Moto2 deviennent plus frĂ©quentes.

Une grille qui paraüt ultra-jeune
 mais pas autant qu’on le croit 🧒

En rĂ©alitĂ©, la liste des engagĂ©s MotoGP 2026 n’est pas exceptionnellement jeune. Mieux : MotoGP Ă©tait plus jeune il y a dix ans
 et mĂȘme il y a vingt ans.

Ces étoiles montantes devraient inquiéter les pilotes du milieu de grille en MotoGP

Les chiffres qui remettent les idĂ©es en place 📊

2026
Âge moyen : 28,1 ans
Pilotes de plus de 30 ans : 7 sur 22

2016
Âge moyen : 26,9 ans
Pilotes de plus de 30 ans : 4 sur 21

2006
Âge moyen : 27,0 ans
Pilotes de plus de 30 ans : 6 sur 19

Tous les chiffres sont arrĂȘtĂ©s au 1er janvier de l’annĂ©e concernĂ©e.

Pourquoi une « vague jeunesse » se prĂ©pare quand mĂȘme 🌊

Le constat chiffrĂ© ne signifie pas qu’aucun basculement n’arrive. Un signal intrigue : aprĂšs un seul rookie promu du Moto2 vers le MotoGP pour 2026 (et aussi en 2024 et en 2023), la sensation d’une nouvelle vague imminente grandit, notamment au vu de ce qui s’est passĂ© l’an dernier en Moto2.

Dans la filiĂšre Moto2 → MotoGP, une catĂ©gorie mĂ©rite une attention particuliĂšre : les rookies Moto2, ceux qui dĂ©couvrent la classe intermĂ©diaire. RĂ©ussir immĂ©diatement un top 10 dans ce contexte, considĂ©rĂ© comme brutal et impitoyable pour des pilotes qui apprennent une nouvelle machine aprĂšs des annĂ©es sur des motos plus lĂ©gĂšres (Moto3, Red Bull Rookies Cup/Junior GP), ressemble Ă  un panneau « potentiel MotoGP ».

Moto2 2025 : une gĂ©nĂ©ration qui frappe dĂ©jĂ  fort đŸ”„

Six rookies ont disputĂ© le Moto2 Ă  temps plein l’an dernier. Deux ont terminĂ© dans le top 10 du championnat : Daniel Holgado (20 ans) et David Alonso (19 ans). Ils ont gagnĂ© des courses. Et leurs anciens rivaux de Moto3, Ivan Ortola (21 ans) et Collin Veijer (20 ans), les ont rejoints sur le podium.

Alonso, Holgado, Veijer et Ortola restaient sur un classement 1-2-3-4 en Moto3 l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Cette saison-lĂ , ils ont cumulĂ© :

  • 18 victoires sur 20 (une grande partie pour Alonso, dĂ©crit comme gĂ©nĂ©rationnel),
  • 39 podiums sur 60,
  • 15 poles sur 20,
  • 270 tours menĂ©s sur 355.

Ce n’est pas inĂ©dit en soi, mais leur capacitĂ© Ă  dominer leurs compagnons rookies en Moto2 renforce l’idĂ©e d’un niveau de talent trĂšs Ă©levĂ©, face Ă  Adrian Huertas (champion du monde Supersport et Supersport 300) et Yuki Kunii (champion Asian Superbike, remarquĂ© aux 8 Heures de Suzuka).

Ces étoiles montantes devraient inquiéter les pilotes du milieu de grille en MotoGP

Ortola rĂ©sume ainsi l’impact collectif : « Nous avons montrĂ© l’an dernier [2024] que le niveau [en Moto3] Ă©tait vraiment Ă©levĂ© — parce qu’en arrivant en Moto2, ce n’est pas habituel que quatre rookies montent sur le podium. Le niveau est incroyable. »

Le test le plus parlant : la position moyenne en course đŸ§Ș

Pour quantifier l’impact prĂ©coce, un indicateur simple peut aider : la position moyenne tour par tour sur l’ensemble des courses. En clair : « si je regarde le live timing pendant un Grand Prix, Ă  quel endroit ai-je le plus de chances de voir ce pilote ? »

La sĂ©lection retient les pilotes ayant disputĂ© plus de 75% de la saison concernĂ©e, et n’ayant pas 10 dĂ©parts ou plus en Moto2/250cc les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Ainsi, 117 pilotes entrent dans l’échantillon. Une exception est ajoutĂ©e : Alonso Lopez, Ă  un dĂ©part prĂšs du seuil, mais trop performant pour ĂȘtre laissĂ© de cĂŽtĂ©.

Classement : rookies Moto2 par position moyenne en course đŸ§Ÿ

1 Raul Fernandez, 2021 — 2,49
2 Alonso Lopez, 2022 — 4,69
3 Maverick Vinales, 2014 — 4,87
4 Marc Marquez, 2011 — 4,98
5 Alex Rins, 2015 — 5,77
6 Joan Mir, 2018 — 6,92
7 Andrea Iannone, 2010 — 6,99
8 Dani Holgado, 2025 — 7,34
9 Pecco Bagnaia, 2017 — 7,79
10 Pedro Acosta, 2022 — 7,86


18 David Alonso, 2025 — 11,03
26 Ivan Ortola, 2025 — 12,00
40 Collin Veijer, 2025 — 13,82
58 Adrian Huertas, 2025 — 16,30
93 Yuki Kunii, 2025 — 22,79

Ce que rĂ©vĂšle la comparaison historique 🧠

D’abord, oui : le chiffre de Raul Fernandez en 2021 est dĂ©crit comme une vĂ©ritable absurditĂ©, dans un contexte oĂč l’équipe Ajo Ă©tait trĂšs forte. Et ce top 10 est rempli de futurs (ou dĂ©jĂ ) cadors du MotoGP, Ă  l’exception de Lopez, qui pourrait avoir ratĂ© son crĂ©neau vers la catĂ©gorie reine.

DeuxiÚme point : la densité brute du plateau a changé. 41 pilotes ont pris le départ de la toute premiÚre course Moto2 en 2010, contre 27 seulement sur la grille la plus récente. Il faut donc interpréter avec prudence, mais la zone occupée par plusieurs jeunes de 2025 dans ce tableau est prometteuse.

Holgado, rĂ©vĂ©lation de 2025, se retrouve en compagnie d’élite. Alonso (18e) est Ă  une place derriĂšre Bradley Smith et une devant Scott Redding. Ortola (26e) se compare solidement Ă  des profils comme Enea Bastianini (23e), Fabio Di Giannantonio (24e) et Alex Marquez (29e). Veijer (40e) se place juste devant Miguel Oliveira (42e), Fabio Quartararo (43e) et Pol Espargaro (45e).

Qui peut viser le MotoGP, et quand ? ⏫

Avec tous les contrats du plateau MotoGP qui arrivent Ă  expiration, la logique pousserait Ă  parier qu’au moins l’un de ces pilotes — Alonso, Holgado, ou les deux — montera en MotoGP en 2027. Et l’hypothĂšse de voir trois d’entre eux rejoindre la catĂ©gorie reine n’est pas forcĂ©ment Ă  exclure.

Quatre trajectoires, quatre profils
 un mĂȘme message 🏁

David Alonso : le joyau, dĂ©jĂ  trĂšs complet 💎

Alonso reste la piĂšce la plus convoitĂ©e, dans le sillage d’un titre Moto3 gagnĂ© de façon Ă©crasante grĂące Ă  une gestion de course Ă  la Valentino Rossi — un ADN qui s’est aussi vu dĂšs qu’il a trouvĂ© son rythme en Moto2.

Son dĂ©but de saison Moto2 a Ă©tĂ© plus compliquĂ©, ailleurs dans le peloton, sans doute freinĂ© par une blessure pendant l’intersaison. Puis il est progressivement devenu « plus complet » : apprentissage des virages Ă  haute vitesse, gestion du wheeling
 En revanche, la qualification reste un sujet, et il estime avoir encore une marche Ă  franchir dans le bon Ă©quilibre entre attaque et gestion du rythme.

Dani Holgado : la force du tour rapide ⚡

Holgado s’est appuyĂ© sur sa qualitĂ© sur un tour, signant six dĂ©parts en premiĂšre ligne dont quatre poles. Parmi les rookies Moto2 des dix derniĂšres annĂ©es, ces deux totaux ne sont dĂ©passĂ©s que par l’exceptionnel Raul Fernandez en 2021.

MentorĂ© par une « personne trĂšs importante dans ma vie », Pol Espargaro, Holgado explique laisser tout contact MotoGP, pour l’instant, au pilote d’essais KTM et Ă  son entourage. Mais l’intĂ©rĂȘt, lui, semble inĂ©vitable.

Ivan Ortola : une fin de saison en hausse et un regard lucide 🔧

Ortola a particuliĂšrement culminĂ© en fin d’annĂ©e, au point d’ĂȘtre prĂ©sentĂ© comme le quatriĂšme meilleur pilote Boscoscuro de la grille, malgrĂ© une saison difficile pour Kalex, grand rival de Boscoscuro en Moto2.

Son diagnostic technique est direct : « Ce n’est pas une mauvaise moto, c’est une bonne moto, mais Ă  mon avis elle a besoin de plus de constance. Cela dĂ©pend [trop] du circuit. » Il se dit favorable Ă  un passage sur Kalex dans son Ă©quipe l’an prochain.

Collin Veijer : une annĂ©e trĂšs dure, puis un vrai rebond đŸ§©

Pour Veijer, le dĂ©but de saison a Ă©tĂ© plombĂ© par un drame familial : son cousin Sid, ĂągĂ© de sept ans, est dĂ©cĂ©dĂ© lors d’un accident d’entraĂźnement Ă  moto en janvier.

La saison a Ă©tĂ© si rude qu’une fracture au bras a Ă©tĂ©, selon ses propres mots, « mieux, pour me remettre Ă  zĂ©ro ». Et sportivement, il a terminĂ© sur une note forte : sur les 10 derniers rendez-vous, il a multipliĂ© par plus de sept (oui, rĂ©ellement) son total de points.

Pourquoi l’arrivĂ©e de Pirelli change la lecture 🛞

Un autre Ă©lĂ©ment de contexte pĂšse sur la transition Moto3 → Moto2 → MotoGP : les pneus. Jake Dixon, pilote expĂ©rimentĂ© de la catĂ©gorie intermĂ©diaire, insiste sur le fait qu’ĂȘtre rapide en Moto3 ne garantit rien ensuite :

« C’est bien d’ĂȘtre vite en Moto3 — mais passer en Moto2, c’est un tout autre jeu. »

Il ajoute avoir vu des pilotes monter et fortement souffrir, surtout Ă  l’époque Dunlop. Et selon lui, la transition est aujourd’hui un peu plus simple avec Pirelli, car il est davantage possible de conserver un style de pilotage inspirĂ© du Moto3. « Holgado a vraiment pris son style du Moto3 et l’a amenĂ© en Moto2. Et je pense que ça marche un peu plus. »

Or, Pirelli est aussi sur le point de fournir les pneus du MotoGP. Un dĂ©tail en apparence, mais qui peut influencer la façon dont certains talents traduisent leur vitesse d’une catĂ©gorie Ă  l’autre.

Le message pour le milieu de grille : l’horizon se rapproche 😬

Imaginer tous ces pilotes atteindre le « pays promis » du MotoGP n’a rien de fantaisiste. Et ils ne sont pas seuls : d’autres Ă©toiles montantes arrivent derriĂšre, avec en tĂȘte, cĂŽtĂ© hype, l’exceptionnel Maximo Quiles.

Dans ce contexte, si vous ĂȘtes un pilote MotoGP de milieu de grille cherchant Ă  prolonger votre carriĂšre, les deux prochaines annĂ©es pourraient ĂȘtre plus anxiogĂšnes que les prĂ©cĂ©dentes.

Conclusion : le futur du MotoGP s’écrit dĂ©jĂ  en Moto2 🌟

Le MotoGP 2026 n’est pas une anomalie dĂ©mographique, mais il pourrait ĂȘtre le calme avant une vraie accĂ©lĂ©ration gĂ©nĂ©rationnelle. Les indicateurs des rookies Moto2 2025, leur densitĂ© de performance et l’évolution des paramĂštres techniques dessinent un avenir proche oĂč les places vont coĂ»ter encore plus cher.

La prochaine vague n’attend pas : elle se prĂ©pare, course aprĂšs course — et elle finira par frapper Ă  la porte.

Foire aux Questions ❓

Pourquoi le plateau MotoGP 2026 paraĂźt-il si jeune ?

Parce que plusieurs tĂȘtes d’affiche sont nĂ©es au milieu des annĂ©es 2000 (comme Aldeguer en 2005 et Acosta en 2004) et que mĂȘme les repĂšres d’expĂ©rience restent relativement jeunes : Zarco n’a que 35 ans, et Marc Marquez 32.

Est-ce que MotoGP 2026 est vraiment plus jeune que les années précédentes ?

Non. Les chiffres indiquent un Ăąge moyen de 28,1 ans en 2026, contre 26,9 ans en 2016 et 27,0 ans en 2006 (calculĂ©s au 1er janvier). L’impression de jeunesse est donc plus forte que la rĂ©alitĂ© statistique.

Qu’est-ce que la « position moyenne en course » utilisĂ©e pour Ă©valuer les rookies Moto2 ?

C’est une moyenne de la position d’un pilote, tour aprĂšs tour. Elle rĂ©pond Ă  une question simple : pendant une course, Ă  quel rang voit-on le plus souvent ce pilote sur le live timing ? Cela aide Ă  comparer l’impact rĂ©el en course, au-delĂ  des coups d’éclat ponctuels.

Pourquoi le top 10 des rookies Moto2 est-il un signal fort pour une carriĂšre en MotoGP ?

Parce que le Moto2 est décrit comme particuliÚrement dur pour les débutants. Se placer immédiatement parmi les meilleurs, dans une catégorie qui demande un gros apprentissage, constitue un indicateur important de capacité à réussir ensuite au plus haut niveau.

Quel lien entre Pirelli et la montée des jeunes vers le MotoGP ?

Selon Jake Dixon, Pirelli permettrait parfois une transition plus fluide depuis le style Moto3 vers le Moto2. Or Pirelli doit aussi fournir les pneus MotoGP : cela pourrait influencer la façon dont certains rookies convertissent leur vitesse et leur style en performance dans la catégorie reine.

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