Max Verstappen devra affronter, ce week-end, le plateau de pilotes hors Formule 1 le plus relevé qu’il ait rencontré jusqu’ici s’il veut s’imposer dès sa première participation aux 24 Heures du Nürburgring.

Sur le papier, rien n’empêche Verstappen et l’équipage de la Mercedes AMG GT3 #3 du Team Verstappen (Lucas Auer, Jules Gounon, Daniel Juncadella) de figurer parmi les candidats crédibles à la victoire sur la Nordschleife. Le rythme est là, et il l’a montré dès ses premières sorties sur le Nürburgring l’an dernier.

Les principaux rivaux que l’équipe Verstappen doit battre au Nürburgring

Lors de la dernière manche de préparation NLS (Nürburgring Langstrecken-Serie) le mois dernier, Verstappen et Auer se dirigeaient vers la victoire avant qu’une défaillance du splitter ne les relègue à plusieurs tours. Et depuis le début de son programme sur place, Verstappen a régulièrement affiché un rythme de premier plan, tendance confirmée jusque dans les séances de qualification déjà disputées.

Au point que l’ex-pilote de F1 Timo Glock, pour sa deuxième participation aux 24 Heures du Nürburgring, a lâché une phrase sans détour : « Je mets mon argent sur Max » lorsqu’on lui a demandé un pronostic.

Mais gagner ce week-end restera extrêmement difficile, même avec trois coéquipiers de très haut niveau dans la #3. La raison est simple : la catégorie reine SP9 (GT3) est surchargée de line-ups stars. Cette classe regroupe 41 des 161 voitures engagées, et la course de 24 heures ajoute ses propres pièges.

Voici les rivaux les plus menaçants que le Team Verstappen devra battre, ainsi que les obstacles spécifiques à un marathon sur le Nürburgring.

La Mercedes sœur : la #80 qui impressionne déjà

La Mercedes n’a peut-être plus gagné l’épreuve depuis 2016, mais beaucoup la désignent comme la voiture qui progresse le plus sur le Nürburgring en 2026. C’est précisément l’une des raisons qui ont poussé Verstappen à la choisir, après avoir couru Ferrari en 2025 et essayé d’autres modèles.

Parmi les Mercedes en lice, la #80 (voiture sœur de l’engagement géré par Winward Racing autour de Verstappen) ressort particulièrement.

Son équipage mélange expérience et vitesse : des vétérans comme Maro Engel et Maxime Martin, et un talent GT en pleine ascension, Fabian Schiller.

Engel faisait partie du dernier équipage Mercedes vainqueur en 2016 et compte trois pole positions aux 24 Heures du Nürburgring. Martin, lui, a gagné plus tôt cette année les 12 Heures de Bathurst sur une Mercedes partagée avec Engel, épreuve d’ouverture de l’Intercontinental GT Challenge dont fait aussi partie le rendez-vous du Nürburgring.

Et la #80 a démarré fort : Schiller a signé le meilleur temps lors des qualifications du jeudi.

Les champions en titre : BMW Rowe et une armada bavaroise

BMW arrive avec une présence massive. C’est le constructeur le plus titré de l’histoire de l’épreuve sur 55 ans.

La tête d’affiche, c’est la BMW #1 Rowe Racing, victorieuse en 2025. On y retrouve Raffaele Marciello, Kelvin van der Linde et Augusto Farfus, désormais rejoints par Jordan Pepper.

Enchaîner deux victoires consécutives aux 24 Heures du Nürburgring est rare : personne n’y est parvenu depuis la Porsche Manthey en 2008-2009, et le niveau de concurrence s’est encore intensifié depuis.

Mais la #1 a des arguments : elle a déjà montré un gros potentiel en verrouillant tôt une place en top qualifications lors des Qualifiers le mois dernier, et elle a signé le deuxième meilleur temps des qualifications du jeudi.

Attention aussi à la BMW sœur #99 de Rowe Racing, avec notamment Dries Vanthoor (double vainqueur de l’épreuve avec Audi) et Sheldon van der Linde.

Et il serait imprudent d’écarter la #77 de Schubert Motorsport, confiée à Marco Wittmann, Philipp Eng, Charles Weerts et Robin Frijns (vainqueur des 24 Heures du Nürburgring avec Audi en 2022).

Porsche en quête de revanche : l’atout Manthey et la “Grello”

Les principaux rivaux que l’équipe Verstappen doit battre au Nürburgring

Porsche peut s’appuyer sur un avantage structurel : l’une de ses 911 GT3 est exploitée par l’écurie la plus titrée de l’épreuve (à égalité), Manthey Racing, avec sa célèbre “Grello” jaune impossible à manquer. Cette voiture a terminé troisième lors de la dernière course qualificative du Nürburgring.

L’équipage, composé du vainqueur 2021 Kevin Estre, d’Ayhancan Guven (annoncé comme un possible futur pilote Porsche en Formule E) et du champion DTM 2023 Thomas Preining, arrive avec un goût d’inachevé.

En 2024, ils ont fini deuxièmes. En 2025, ils ont franchi la ligne en tête, mais la victoire leur a été retirée au profit de BMW à cause d’une pénalité de 100 secondes infligée à Estre après une collision avec l’Aston Martin #179.

L’adversaire au corps-à-corps : l’Audi #16 menée par Christopher Haase

Peu de pilotes ont réellement pu se mesurer à Verstappen roue contre roue au Nürburgring comme Christopher Haase au volant de l’Audi #16. Particularité importante : contrairement à Mercedes, BMW ou Porsche, Audi ne bénéficie plus d’un soutien officiel constructeur.

Haase s’est régulièrement retrouvé à la lutte avec Verstappen lors de ses premières courses sur place, et a montré qu’il pouvait tenir tête au quadruple champion du monde de F1 dans des duels de très haute qualité.

Il est accompagné de deux Britanniques : Alexander Sims (vainqueur 2020 avec BMW) et Ben Green, habitué des courses GT. Objectif : porter Audi à une huitième victoire sur les 15 dernières éditions des 24 Heures du Nürburgring.

Et si la surprise venait d’ailleurs ?

Il est tout à fait possible que le vainqueur 2026 ne figure pas parmi les noms déjà cités. Dans ce registre, impossible d’ignorer la Lamborghini #84 du Team Abt, soutenue par Red Bull, avec le vétéran italien Mirko Bortolotti.

Sans oublier la Lamborghini sœur #14 (Marco Mapelli, Nicky Catsburg et Nicholas Yelloly), également capable de se mêler à la bagarre si les conditions tournent en sa faveur.

Les pièges spécifiques des 24 Heures du Nürburgring

Toutes les courses de 24 heures sont imprévisibles, mais le Nürburgring pousse l’exercice à un niveau supérieur.

Le tracé est si long que les quatre saisons peuvent coexister simultanément selon les portions, et des facteurs météo atypiques comme le brouillard (qui a déjà provoqué des interruptions au drapeau rouge sur de longues périodes) peuvent bouleverser la hiérarchie.

Autre point clé : il n’y a pas de voiture de sécurité. Les pilotes doivent respecter les drapeaux jaunes sous peine de sanction sévère. Si vous perdez du temps sur un incident ou un problème technique, il n’y a pas d’espoir de “récupérer” via un regroupement artificiel du peloton.

Enfin, la gestion du trafic est un défi colossal : 161 voitures en piste, avec un différentiel de performance pouvant atteindre trois minutes au tour entre la plus rapide et la plus lente. Cela rend la navigation au milieu du trafic encore plus exigeante qu’aux 24 Heures du Mans ou de Daytona.

Conclusion

Le Team Verstappen arrive logiquement avec l’étiquette de favori avant le départ, mais la concurrence en SP9 (GT3) et les pièges uniques de la Nordschleife promettent une bataille totale. Entre la Mercedes #80 déjà très en vue, les BMW Rowe en force, une Porsche Manthey revancharde, une Audi combative et la menace Lamborghini, rien ne sera donné.

Sur 24 heures, la vitesse pure ne suffit pas : il faudra être précis, patient et opportuniste. Et c’est souvent là que naissent les plus grandes premières fois.

Foire aux Questions

Qu’est-ce que la catégorie SP9 (GT3) aux 24 Heures du Nürburgring ?

La SP9 est la classe reine de l’épreuve, réservée aux GT3. En 2026, elle regroupe 41 voitures sur les 161 engagées, avec des équipages très prestigieux et des performances proches.

Pourquoi dit-on que le Nürburgring est plus imprévisible que d’autres courses de 24 heures ?

La Nordschleife est extrêmement longue, ce qui multiplie les variations de conditions autour du circuit. Des phénomènes comme le brouillard peuvent interrompre la course, et la météo peut changer d’un secteur à l’autre.

Y a-t-il une voiture de sécurité pendant la course ?

Non. Il n’y a pas de safety car : les pilotes doivent respecter les drapeaux jaunes, et les infractions peuvent être lourdement pénalisées. Cela signifie qu’un contretemps coûte très cher, car il n’y a pas de neutralisation pour “effacer” l’écart.

Pourquoi le trafic est-il si compliqué aux 24 Heures du Nürburgring ?

Avec 161 voitures et un écart de performance pouvant atteindre trois minutes au tour entre les plus rapides et les plus lentes, les dépassements sont constants. La gestion du trafic devient un facteur majeur de rythme, de sécurité et de stratégie.

Quels sont les rivaux les plus dangereux pour la Mercedes #3 de Verstappen ?

Parmi les menaces identifiées figurent la Mercedes #80 (avec notamment Maro Engel, Maxime Martin et Fabian Schiller), les BMW Rowe (#1 et #99), la Porsche Manthey “Grello” (avec Kevin Estre, Ayhancan Guven et Thomas Preining), l’Audi #16 de Christopher Haase, et les Lamborghini du Team Abt (#84 et #14).

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