Racing Bulls : pourquoi Lindblad est le seul à recevoir la mise à jour complète à Spa

Racing Bulls arrive au Grand Prix de Belgique avec un tout nouveau package d’évolutions, mais une particularité attire l’attention : une seule voiture dispose de la mise à jour complète. C’est Arvid Lindblad qui en profite, après avoir remporté un “shootout” interne au format peu habituel.
L’équipe s’appuie sur une dynamique solide au cœur du peloton. Racing Bulls dispose actuellement de la référence du milieu de grille et demeure la seule équipe à avoir marqué des points avec ses deux pilotes lors de chacun des quatre derniers grands prix. Au championnat constructeurs, elle n’est plus qu’à un point d’Alpine, qu’elle a dominée 24-5 sur les trois derniers week-ends.
Un package d’évolutions complet… mais pas pour les deux voitures
Pour renforcer sa position, Racing Bulls introduit à Spa une série de nouveautés : un capot moteur révisé, un arceau (roll hoop) modifié, un ensemble de conduits de frein mis à jour, ainsi qu’un nouvel assemblage d’aileron arrière supérieur.
Le problème se situe plus précisément sur la partie “refroidissement” du package — identifiable notamment à l’arceau visiblement plus compact. L’équipe n’avait tout simplement pas assez de pièces pour équiper deux monoplaces dès Spa. Elle prévoit toutefois de remettre les deux voitures au même niveau de spécification une semaine plus tard, à Budapest.
Lindblad choisi malgré son retard au championnat
Fait notable : Lindblad, pourtant relégué à 19 points de Liam Lawson au championnat pilotes, a reçu la version complète de la mise à jour. Lawson, lui, devra attendre le Grand Prix de Hongrie.
La décision s’est jouée sur un accord entre pilotes… en qualifications
Le directeur de l’équipe, Alan Permane, a expliqué avoir réuni les deux pilotes le samedi soir après les qualifications du Grand Prix d’Autriche. Ce jour-là, Lawson et Lindblad avaient signé un résultat groupé, avec les 9e et 10e places sur la grille, un “un-deux” au sein du milieu de grille.
Permane détaille le contexte et la contrainte technique :
« Honnêtement, nous n’aimons pas apporter des évolutions pour une seule voiture. C’était impossible pour nous de le faire sur deux voitures, car c’est une modification du châssis : nous avons dû réduire l’arceau. »
Il raconte ensuite l’échange en Autriche, lorsqu’il annonce qu’une seule voiture serait mise à jour à Spa, la seconde devant attendre Budapest :
« Je me suis assis avec les deux pilotes en Autriche le samedi soir. Nous avions fait de très bonnes qualifications. Donc, comme tout le monde est de bonne humeur, je vais apporter une mauvaise nouvelle : “On a une bonne évolution qui arrive, mais on ne peut la faire que sur une voiture à Spa, et la deuxième sera prête pour la course suivante à Budapest”. »
Les options sur la table : ne rien monter, tirer à pile ou face… ou se défier
Permane explique avoir d’abord évoqué une solution “équitable” mais peu réaliste :
« J’ai d’abord suggéré l’option très simple qui rend les choses justes : on ne met l’évolution sur aucune voiture à Spa, puis on la met sur les deux à Budapest. Évidemment, ils m’ont regardé comme si j’étais fou — et je ne l’aurais jamais fait [de toute façon]. On n’a pas vraiment envisagé ça sérieusement. »
Puis vient l’idée d’un tirage au sort… ou d’un petit jeu :
« La chose suivante qu’on peut faire, c’est tirer à pile ou face — ou on peut rendre ça un peu amusant et dire : celui qui se qualifie devant à Silverstone obtient l’évolution, et ils ont tous les deux accepté. C’est ce qu’on a fait. »
Silverstone a tranché, Spa applique
Lindblad a devancé Lawson en Q3 pour se qualifier 9e à Silverstone, ce qui lui a donné le droit d’aligner la spécification complète à Spa-Francorchamps.
Un cas “unique” qui ne devrait pas se répéter
Permane indique toutefois que si Racing Bulls se retrouve dans une situation similaire plus tard dans la saison — l’équipe ayant encore une autre “grosse” évolution prévue à un moment donné — la méthode ne sera pas reconduite.
« Je pense que si ça se reproduit plus tard dans la saison, et ça peut arriver plus tard parce qu’on a encore une grosse chose qui arrive à un moment, elle ira à Liam. Donc on ne refera pas ça. »
Conclusion
À Spa, Racing Bulls joue la performance immédiate malgré une spécification asymétrique imposée par la disponibilité des pièces. Le duel de Silverstone a offert une solution acceptée par tous, mais l’équipe annonce déjà qu’à l’avenir, elle privilégiera une approche plus directe pour éviter de rouvrir ce type de débat. Dans une saison où chaque point compte au milieu de grille, ce genre de décision pourrait peser lourd… et annoncer d’autres arbitrages serrés à venir.
Foire aux Questions
Pourquoi Racing Bulls n’a-t-elle pas monté l’évolution sur les deux voitures à Spa ?
Parce qu’une partie de l’évolution — liée au refroidissement et à la réduction de l’arceau (roll hoop) — implique une modification du châssis et l’équipe ne disposait pas d’assez de pièces pour équiper deux monoplaces dès Spa.
Quelles évolutions Racing Bulls apporte-t-elle au Grand Prix de Belgique ?
Le package mentionné comprend un capot moteur révisé, un arceau modifié, un assemblage de conduits de frein mis à jour et un nouvel assemblage d’aileron arrière supérieur.
Comment le pilote qui reçoit la mise à jour complète a-t-il été choisi ?
Après discussion, l’équipe et les pilotes ont convenu que celui qui se qualifierait devant à Silverstone recevrait l’évolution complète à Spa. Lindblad a devancé Lawson en Q3 et s’est qualifié 9e, ce qui lui a attribué la “full spec”.
Quand Lawson aura-t-il la même spécification que Lindblad ?
Racing Bulls indique qu’elle aura la capacité d’aligner les deux voitures au même niveau de spécification à Budapest, une semaine après Spa.
Cette méthode de “shootout” sera-t-elle utilisée de nouveau ?
Selon Alan Permane, non. Si une situation similaire se produit plus tard dans la saison, l’évolution irait à Liam Lawson, et l’équipe ne referait pas ce type de duel.

























































