Tokyo E-Prix 🌙 : la Formule E bascule sous les projecteurs en 2026

Tokyo deviendra en juillet prochain le troisième site de la Formule E à accueillir une course de nuit, après l’annonce faite avec le gouvernement métropolitain de Tokyo : les deux courses de 2026 se dérouleront en soirée.
Les départs seront donnés à 20h00 (heure locale), un choix qui répond à la fois aux enjeux de diffusion internationale et au confort des spectateurs dans une ville où les températures estivales dépassent régulièrement les 30°C.
🌙 Tokyo rejoint le club des courses nocturnes
Jusqu’ici, les courses disputées dans l’obscurité en Formule E avaient principalement été associées à l’Arabie saoudite, avec les épreuves de Diriyah puis de Djeddah, rendues possibles via des systèmes d’éclairage utilisant des solutions d’énergie durable.
Tokyo bénéficiera d’un dispositif comparable, installé autour du circuit de Tokyo Big Sight, tracé spécialement construit autour du plus grand centre d’exposition de la capitale japonaise.
🗓️ Pourquoi juillet 2026 ? Un calendrier bousculé
Ce troisième Tokyo E-Prix se tiendra comme avant-dernière manche de la saison 2025/26. Les éditions précédentes avaient été organisées en mars et mai, mais l’échéance 2026 a été repoussée à juillet en raison de travaux de génie civil en cours dans le district d’Ariake, zone qui accueille l’événement.
Le passage en course nocturne est aussi perçu comme une étape importante pour une discipline qui a mis près d’une décennie à décrocher sa première course urbaine à Tokyo.
⏱️ Un choix stratégique : horaires mondiaux et chaleur estivale
Alberto Longo, directeur des opérations de la Formule E et cofondateur de la série, a insisté sur l’intérêt de ce créneau horaire pour plusieurs raisons :
« C’est très important pour plusieurs facteurs. D’abord, en Asie, avec la différence de fuseau horaire, c’est tellement important d’avoir des courses de nuit, parce que cela veut dire que nous courrons l’après-midi en Europe, ce qui est toujours un bien meilleur horaire. »
Au-delà de l’audience, l’enjeu est aussi climatique et logistique pour l’accueil du public :
« En juillet il fait très, très chaud au Japon. Donc avoir une course de nuit aidera les gens à venir et à avoir une bien meilleure expérience. »
🏙️ La mairie de Tokyo au cœur du basculement vers la nuit
Longo a également souligné le rôle de la gouverneure Yuriko Koike dans l’évolution du format, expliquant qu’elle souhaitait « ramener la vie nocturne à Tokyo » et utiliser la Formule E comme vitrine internationale.
Il a décrit Tokyo comme l’une des villes les plus réglementées au monde — « dans le bon sens » — où les décisions suivent un processus rigoureux, mais aboutissent dès lors que les étapes sont respectées :
« Parce que tout doit suivre un processus. Mais si vous suivez le processus et que vous restez alignés avec ce en quoi ils croient, il n’y a jamais de “non”. Il y a toujours un “faisons-le, mettons simplement le bon processus en place” puis une mentalité de “faisons en sorte que ça marche”. »
Selon Longo, l’idée a commencé comme une conversation informelle lors du dernier déplacement à Tokyo, avant que les équipes de la Formule E et de la métropole (TMG) ne travaillent sur un plan. Quelques mois plus tard, un accord a été obtenu.
Le passage à la nuit ajoute toutefois de la complexité :
« Logistiquement, il est évidemment beaucoup plus difficile d’organiser une course de nuit qu’une course de jour. Vous ajoutez certains facteurs qui rendent les choses un peu plus complexes, mais ça vaut chaque heure, chaque minute passées dessus. Ça va fonctionner, c’est sûr ; ce sera spectaculaire. »
🔋 Énergie durable : éclairage et événement alimentés aux biocarburants
Les courses nocturnes de Tokyo seront alimentées entièrement — y compris l’infrastructure d’éclairage en bord de piste — par de l’énergie durable, issue de biocarburants avancés.
Le partenariat entre la Formule E et le gouvernement métropolitain s’inscrit aussi dans la promotion des Zero Emission Vehicle (ZEV). L’événement est présenté comme une plateforme à forte visibilité pour accélérer le plan climat de la ville, qui vise la neutralité carbone (zéro CO2 net) d’ici 2050.
🏎️ Gen4 à Tokyo : Big Sight peut-il suivre ?
Tokyo accueillera en juillet l’avant-dernière étape de l’ère Gen3, mais l’attention se porte déjà sur la suite, avec l’arrivée des monoplaces Gen4 en 2026-27.
Les contraintes d’espace autour de Big Sight alimentent des interrogations : les voitures plus grandes et plus performantes pourront-elles être intégrées à la version actuelle du tracé ? Longo assure que des solutions existent déjà :
« Nous avons fait des simulations là -bas et il n’y a aucun problème. »
Il estime même qu’un ajustement du dessin pourrait améliorer le circuit. Mais un point contractuel pèse sur l’avenir :
« La réalité, c’est que nous avons terminé le contrat juste après cette course. »
Pour Longo, le soutien accordé — dont l’autorisation de courir de nuit — est un signal favorable à une prolongation avec la métropole de Tokyo, tout en précisant que les éventuels changements de piste dépendront d’une négociation, qui devrait intervenir avant l’épreuve de juillet.
« Nous espérons pouvoir prolonger pour des années, parce que c’est définitivement le bon endroit et le bon ADN pour la Formule E. Les plus grandes villes du monde, et en centre-ville. Je pense que c’est exactement ce pour quoi nous sommes nés, et Tokyo représente exactement ce que nous sommes. »
💶 Un futur encore incertain : coûts élevés et alternatives au Japon
La Formule E travaille actuellement sur un calendrier élargi pour la première saison Gen4 (2026-27). Malgré l’optimisme affiché, un nouveau contrat pour continuer à Tokyo n’est pas garanti : il existe aujourd’hui une possibilité réelle que les courses de cet été soient les dernières à Big Sight.
L’événement fait partie des plus coûteux du championnat, avec une dépense souvent évoquée de 20 à 25 millions d’euros. Ce niveau est comparable à celui de l’E-Prix de Londres à l’ExCeL Arena. Si ces épreuves ne se poursuivent pas, l’entité opérationnelle de la Formule E pourrait économiser du budget et/ou investir dans des circuits permanents pour l’avenir.
Le Japon dispose de plusieurs options potentielles pour la Gen4 : des variantes autour de Suzuka et le complexe de Motegi — même si ce dernier appartient à Honda, qui a montré très peu d’intérêt pour la Formule E depuis la création de la discipline.
Le calendrier 2026-27 reste toutefois très provisoire. Il pourrait inclure une séquence asiatique en mars et avril avec Shanghai, Sanya et possiblement Jakarta, même si cette dernière option est considérée comme un pari plus lointain, en attente d’un nouveau site autre que la zone d’Ancol dans la capitale indonésienne.
✨ Conclusion : Tokyo, laboratoire nocturne de la course électrique
En alignant ambition sportive, contraintes urbaines et engagement énergétique, Tokyo s’apprête à écrire une nouvelle page de la Formule E sous les projecteurs. Si l’accord se prolonge et que la transition vers la Gen4 se confirme, la capitale japonaise pourrait devenir une référence durable de la course électrique en ville — et un symbole de ce que l’avenir du sport auto peut éclairer.
âť“ Foire aux Questions
🌙 Pourquoi la Formule E organise-t-elle des courses de nuit à Tokyo ?
Pour améliorer l’horaire de diffusion sur d’autres continents (notamment l’Europe), et pour offrir de meilleures conditions aux spectateurs en juillet, quand la chaleur à Tokyo dépasse souvent 30°C.
⏰ À quelle heure partiront les Tokyo E-Prix en 2026 ?
Les deux courses de Tokyo en 2026 sont prévues avec un départ à 20h00 (heure locale).
🔋 Comment l’éclairage et l’événement seront-ils alimentés ?
Selon les informations communiquées, l’ensemble de l’événement — y compris l’éclairage en bord de piste — sera alimenté par une énergie durable, issue de biocarburants avancés.
🏎️ Le site de Big Sight pourra-t-il accueillir les voitures Gen4 ?
Des questions existent en raison de l’espace limité, mais Alberto Longo indique que des simulations ont été effectuées et qu’il n’y a « aucun problème », avec la possibilité d’ajuster légèrement le tracé si nécessaire.
💶 Pourquoi l’avenir de Tokyo reste-t-il incertain malgré l’annonce ?
Parce que le contrat a pris fin après la dernière course, et qu’un nouvel accord doit être négocié. De plus, l’événement est considéré comme l’un des plus coûteux du calendrier (20 à 25 millions d’euros évoqués).
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