Aston Martin dévoile les premiers indices de sa B-spec au Grand Prix de Hongrie

Les premiers indices de la très attendue B-spec d’Aston Martin sont apparus vendredi lors du Grand Prix de Hongrie de Formule 1. Après une journée de jeudi où l’on distinguait peu de choses, le vendredi matin au Hungaroring a permis d’apercevoir des évolutions majeures sur les voitures dans le garage, notamment autour du sidepod, du plancher et de l’aileron arrière.
Une évolution en deux temps : Hongrie puis Zandvoort
Aston Martin revoit en profondeur sa première version de voiture 2026 via une mise à jour très importante, pensée comme un plan en deux étapes. La première partie arrive en Hongrie, puis la seconde est programmée pour Zandvoort.
Cette deuxième phase doit coïncider avec la seule évolution moteur 2026 prévue par Honda.
Ce que l’on distingue déjà au Hungaroring
Jeudi, les nouveaux éléments restaient difficiles à observer. Mais vendredi matin, plusieurs pièces étaient visibles sur les voitures dans le garage : un sidepod au dessin revu, un plancher modifié et un aileron arrière de nouvelle spécification.
Parmi les détails relevés, on note l’impression d’un « mouse hole » (ouverture/évidement) plus important sur le plancher, ainsi qu’un actionneur d’aileron arrière différent.
La question des pièces disponibles pour équiper deux voitures
Une interrogation demeurait, selon les mots du responsable trackside d’Aston Martin, Mike Krack : une « question à 1 million de dollars » sur la capacité de l’équipe à disposer d’assez de pièces pour faire rouler l’évolution sur les deux voitures.
Jeudi en Hongrie, Krack indiquait toutefois être « assez confiant » sur le fait que l’équipe serait prête.
Un virage technique par rapport à des choix jugés extrêmes
Krack a aussi expliqué qu’Aston Martin allait « partir dans une direction différente » par rapport à certaines décisions de conception très marquées, en citant notamment la hauteur de caisse arrière agressive de la voiture.
Des modifications nettes sont également visibles au niveau de la zone des bargeboards et du profil du sidepod.
Un test grandeur nature pour les données et la simulation
Au-delà des pièces elles-mêmes, Krack insiste sur un autre enjeu : l’introduction de cette B-spec doit constituer un test majeur pour les outils de données et de simulation de l’équipe.
« Quand vous amenez des évolutions substantielles, c’est quelque chose que l’équipe en piste doit apprendre le plus vite possible », explique-t-il.
Il souligne l’absence d’essais hivernaux permettant d’enchaîner des comparaisons directes : pas de runs consécutifs “back-to-back” pour valider calmement chaque option. D’où une forte pression sur la qualité des données et sur la compréhension des simulations.
Krack prévient également qu’Aston Martin ne s’attend pas à « tout extraire » dès la première sortie en conditions de course : « Nous devons apprendre à gérer cela et à en tirer le meilleur. »
Selon lui, des tests fondamentaux se poursuivront lors des prochains rendez-vous, sur des paramètres de base comme la hauteur de caisse et les réglages de type rake.
Conclusion
Entre les changements visibles sur le sidepod, le plancher et l’aileron arrière, et l’approche méthodique annoncée sur plusieurs Grands Prix, Aston Martin lance au Hungaroring une phase charnière de son développement 2026. Si la première apparition ne promet pas une compréhension instantanée, elle ouvre un cycle d’apprentissage rapide où chaque donnée comptera. La suite à Zandvoort dira jusqu’où cette nouvelle direction peut porter l’équipe.
Foire aux Questions
Qu’est-ce qu’une B-spec en Formule 1 ?
Une B-spec désigne une version nettement évoluée d’une voiture, avec des changements importants de pièces. Ici, Aston Martin parle d’une refonte marquée de sa voiture 2026 via une mise à jour en deux étapes.
Quelles zones de la voiture Aston Martin semblent déjà modifiées en Hongrie ?
Vendredi matin au Hungaroring, on pouvait distinguer un sidepod revu, un plancher modifié et un aileron arrière de nouvelle spécification. Des détails comme un « mouse hole » plus grand sur le plancher et un actionneur d’aileron arrière différent ont aussi été notés.
Pourquoi Aston Martin déploie-t-elle l’évolution en deux temps (Hongrie puis Zandvoort) ?
L’équipe a prévu une mise à jour majeure scindée en deux étapes. La seconde, à Zandvoort, doit arriver en même temps que la seule évolution moteur 2026 annoncée par Honda.
Pourquoi la disponibilité des pièces est-elle un sujet au moment d’un gros paquet d’évolutions ?
Avec des évolutions lourdes, il faut produire suffisamment de nouvelles pièces pour équiper les deux voitures. Mike Krack évoquait une « question à 1 million de dollars » sur ce point, tout en se disant « assez confiant » quant à la capacité d’être prêt.
Pourquoi les données et la simulation deviennent-elles centrales lors de l’introduction d’une telle évolution ?
Mike Krack explique que l’équipe en piste doit apprendre très vite, sans pouvoir compter sur des essais hivernaux pour multiplier les comparaisons directes. Cela augmente l’importance de la qualité des données et de la compréhension des simulations, et impose un apprentissage progressif sur plusieurs événements (hauteur de caisse, réglages de type rake, etc.).
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