Honda introduit une nouvelle contre-mesure de fiabilité ce week-end au Grand Prix du Japon, alors qu’une correction plus permanente pourrait arriver dès la prochaine course de Formule 1 à Miami.

📉 Un début de saison miné par les abandons

Les Aston Martin motorisées par Honda n’ont pas été classées lors des deux premiers grands prix. Lance Stroll a terminé l’ouverture de saison en Australie avec 15 tours de retard, puis lui et Fernando Alonso ont tous deux abandonné en Chine.

Quand la première vraie correction Honda pourrait arriver, avec l’ajout de nouvelles contre-mesures

⚠️ Vibrations, batteries et manque de pièces : le cœur du problème

Le moteur Honda a été touché par des problèmes de fiabilité. De fortes vibrations moteur ont d’abord endommagé des batteries au point de les rendre irréparables, puis ont laissé l’équipe sans pièces de rechange lors des premiers week-ends de course.

Des progrès ont été réalisés pour atténuer les vibrations subies par la batterie. Par ailleurs, un problème distinct lié à la batterie serait à l’origine de l’abandon de Stroll en Chine.

En revanche, Aston Martin et Honda n’ont pas encore réussi à améliorer ce qui est transmis au pilote via le châssis. En Chine, Alonso a illustré ce point en s’arrêtant peu après la mi-course, en raison de l’inconfort causé par les vibrations.

🛠️ Suzuka : une contre-mesure supplémentaire et une confiance affichée

La priorité absolue du début de saison a été la fiabilité. Après avoir identifié plus précisément la cause du non-arrivée de Stroll, de nouvelles modifications à court terme auraient été mises en place pour le Grand Prix du Japon.

Honda ne précise ni la nature du changement ni ce qui s’est exactement passé, mais son responsable sur place, Shintaro Orihara, s’est montré catégorique : l’équipe « comprend parfaitement » ce qui a dysfonctionné. Il n’a pas confirmé l’état du stock de batteries à Suzuka, mais a indiqué que Honda est désormais « confiant » sur ce point, ce qui suggère à la fois un réapprovisionnement et une validation que ce problème spécifique de vibrations est davantage sous contrôle.

Interrogé sur le risque d’abandon lié à la batterie, Orihara a déclaré : « Du point de vue de la fiabilité de la batterie, nous avons fait de bons progrès entre la manche 1 et la manche 2. Donc nous sommes confiants pour finir la course. »

🧤 Le vrai point d’interrogation : l’endurance des pilotes face aux vibrations

Reste une incertitude majeure : le niveau de confort des pilotes. Stroll a affirmé jeudi à Suzuka que les vibrations ressenties dans la voiture signifient, selon lui, qu’ils ne peuvent les supporter que sur la moitié d’une distance de course.

L’abandon d’Alonso en Chine est intervenu juste après ce cap, mais il a aussi été dicté par l’inutilité de continuer : il avait déjà un tour de retard et roulait dernier. Le pilote et l’équipe ont indiqué qu’il aurait été possible de poursuivre si cela avait eu un intérêt sportif, par exemple pour viser un résultat compétitif.

🎛️ Une piste côté voiture pour protéger le pilote

Le Grand Prix du Japon pourrait bénéficier d’une tentative de réduction des vibrations « côté pilote ». Mike Krack, responsable piste d’Aston Martin, a expliqué que l’équipe testera quelque chose à Suzuka qui affectera « le côté pilote » des vibrations.

Il s’agit d’un essai lié à la voiture. L’équipe a rapporté que des vibrations sont ressenties dans le volant, mais elle ne confirme pas quel élément est ajusté.

📅 Miami : une correction plus durable, mais pas garantie

Pour une solution plus solide à plus long terme, la longue pause du mois d’avril sans course ouvre une fenêtre de travail importante. Il existe une possibilité réelle que Honda introduise une première modification de spécification dédiée à la fiabilité au Grand Prix de Miami, début mai.

Les évolutions de performance ne sont pas autorisées en dehors de ce que la FIA accorde à un constructeur via le système d’« opportunités supplémentaires de développement et de mise à jour ». En revanche, des changements pour la fiabilité peuvent être effectués séparément, avec l’accord de la FIA.

Il n’a pas été possible d’apporter un changement significatif dans les semaines qui ont suivi les essais de Bahreïn, car des modifications pertinentes demandent un long délai pour être validées sur le plan de la fiabilité. Même Miami peut être ambitieux, selon l’ampleur de ce qu’il faut modifier.

Orihara a confirmé que « si nous en avons besoin, nous pouvons » introduire une mise à jour. Et lorsqu’il lui a été demandé si l’équipe n’en était pas encore à ce stade, il a répondu : « Difficile à dire pour le moment, nous verrons à Miami. »

🧪 Avril, une période clé pour diagnostiquer et planifier

La coupure d’avril devrait aussi permettre à Aston Martin et Honda d’évaluer ce qu’il faut encore faire — et à quel horizon — pour réduire les vibrations subies par les pilotes.

Alonso a été vu en train de fléchir les mains à plusieurs reprises avant son abandon en Chine, allant jusqu’à lâcher le volant des deux mains dans une zone de freinage à un moment.

🛡️ FIA : des rumeurs, mais pas de dossier actif

Certains ont affirmé que la FIA s’était intéressée à la situation du point de vue de la sécurité, mais il est compris que ce n’est pas un sujet activement traité.

En Chine, il y a eu quelques échanges mineurs pendant la course : la direction de course a observé le message radio d’Alonso et ses gestes, mais Aston Martin a réglé la situation en retirant la voiture. Rien n’indique que la FIA surveille spécifiquement le cas ou qu’elle ait l’intention d’intervenir au Japon.

🤝 Gestion interne : « respect et confiance »

Krack a expliqué que le traitement de ce type de situation est « une question de respect et de confiance » : « Si votre pilote dit “je ne peux pas continuer”, vous devez agir en conséquence. Et nous avons eu cette situation où il était dans une situation d’inconfort. »

Concernant les affirmations exagérées selon lesquelles la FIA enquêterait, il a ajouté : « Nous voulons régler ces problèmes en premier lieu ; nous n’avons pas besoin que quelqu’un nous demande de le faire. »

Il a précisé qu’après la Chine, il y a eu une revue interne, pas uniquement pour l’inconfort du pilote : l’arrêt de Stroll a aussi déclenché une analyse, à la fois technique et opérationnelle (comment la situation a été gérée). Krack a parlé de « bonne gouvernance » et de travail de fond : « Nous l’avons fait, c’est pour cela que nous arrivons avec quelques contre-mesures ici, et j’espère vraiment qu’elles fonctionneront. »

🏁 Conclusion 🚀

À Suzuka, Honda et Aston Martin cherchent d’abord à sécuriser l’arrivée et à limiter les risques liés à la batterie, tout en s’attaquant à un enjeu plus délicat : des vibrations encore suffisamment fortes pour entamer le confort — et potentiellement la capacité à tenir une course entière. Le rendez-vous de Miami pourrait marquer une étape importante si une modification de fiabilité est prête à temps. D’ici là, chaque tour parcouru au Japon sera un indicateur précieux pour la suite, et une opportunité de transformer une crise technique en tournant décisif.

Foire aux Questions

Pourquoi les vibrations posent-elles autant de problèmes en Formule 1 ?

Dans ce cas, elles ont eu deux conséquences : elles ont endommagé des batteries, et elles créent un inconfort important pour le pilote via ce qui est transmis par le châssis (avec des vibrations ressenties notamment dans le volant).

Qu’est-ce qu’une « contre-mesure de fiabilité » ?

C’est un changement destiné à réduire le risque de panne ou d’abandon. Ici, Honda a introduit une mesure supplémentaire à Suzuka, après avoir mieux identifié la cause du problème rencontré en Chine.

Pourquoi une mise à jour pourrait arriver à Miami plutôt qu’immédiatement ?

Parce que des changements significatifs nécessitent du temps de conception et surtout de validation pour s’assurer qu’ils améliorent réellement la fiabilité. La pause d’avril offre une fenêtre de travail qui n’existait pas entre les premières courses.

Les modifications de fiabilité sont-elles autorisées en cours de saison ?

Oui, des changements dédiés à la fiabilité peuvent être réalisés avec l’accord de la FIA, distinctement des évolutions de performance qui sont encadrées par des règles spécifiques.

La FIA intervient-elle déjà sur ce sujet pour raisons de sécurité ?

Il est rapporté qu’il n’y a pas de dossier activement suivi. En Chine, la direction de course a observé la situation (messages radio et gestes), mais l’équipe a géré le problème en retirant la voiture, et rien n’indique une intervention prévue au Japon.

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